La promotion du genre

Approche du genre selon le PNUD

L’égalité des sexes n’est pas seulement un objectif en soi mais également un moyen important de parvenir à la réalisation de l’ensemble des autres objectifs du millénaire pour le développement (OMD). Selon le PNUD, le genre doit être considéré comme l’un des critères de crédibilité de toute action du développement. Si le développement se veut durable, il ne peut exclure une catégorie humaine.

C’est pour cette raison que le PNUD en RDC dispose d’une Unité genre qui apporte son soutien aux programmes du Bureau pays. L’unité genre a le mandat de veiller à la prise en compte du genre dans les stratégies de gestion du PNUD. Vu sous cet angle, le genre est un questionnement de la manière dont les actions du développement mobilisent les hommes et les femmes au niveau de leur conception, exécution, suivi et évaluation.

Le rapport national genre de la RDC, produit avec l’appui du PNUD, comble le déficit documentaire et analytique holistique sur la problématique genre en RDC. Ce rapport permet de faire le lien entre la décentralisation et le développement local et la promotion du genre dans les actions publiques et contribue à améliorer le dialogue social entre les organisations de la société civile et les autorités publiques sur la traçabilité de l’équité genre dans l’offre des services publics.

L’intégration de l’approche genre dans les projets et programmes de développement en RDC apporte un appui significatif dans la transformation positive des rôles hommes-femmes. Dans cette optique, le PNUD a réalisé diverses activités et atteint certains résultats.

Réalisations du PNUD pour la promotion du genre en RDC

Appui à la formulation des politiques, des législations et stratégies en faveur du genre

Elaboration du Plan de travail annuel

Le PTA du Ministère du Genre, famille et de l’enfant concerne les activités et les besoins de ce ministère.
Etant donné que le PNUD facilite le sous-groupe de travail axé sur le statut juridique de la femme, notre contribution technique a porté essentiellement sur les aspects législatifs/Code de la famille, loi électorale, loi par rapport à la parité notamment. Le financement de ce PTA a été assuré en grande partie par les partenaires internationaux. Pour la première fois, le PTA du ministère a été formellement produit avec l’appui technique et financier des PTF/agences membres du Groupe thématique genre (Suède, Norvège, Canada, Belgique, U.E, etc.)    Cependant, les partenaires viennent en appui à ses différentes activités en vue d’accroître les possibilités d’atteinte des résultats.

Vulgarisation du RNG

La Sensibilisation et  le Plaidoyer autour du Rapport National Genre 2011 sur son contenu et ses Recommandations ont eu lieu dans toutes les provinces de la République Démocratique du Congo avec l’appui du PNUD auprès des membres de l’OSC.
 Le Rapport National Genre 2011 a été bien accueilli par tous les acteurs locaux engagés dans la problématique du Genre et  s’est  avéré aussi comme  instrument de référence et de plaidoyer pour l’égalité hommes-femmes au sein de la communauté. 1250 exemplaires ont été produits par le PNUD et distribués dans toutes les provinces de la RDC.
Le RNG 2011 est le premier outil important de référence  dans le domaine du Genre. Les travailleurs, hommes et femmes, les défenseurs des droits de la femme, les enseignants, les décideurs et chercheurs de toutes les spécialités du savoir (Juristes, Economistes, Ecologistes, Anthropologues, Sociologues etc.) s’en servent désormais pour engager et enrichir le débat public sur la promotion du Genre en RDC.

Les lecteurs du RNG 2011 ont souligné le fait que la rédaction du premier rapport Genre est un effort qu’il convient de louer ; son contenu est fouillé et riche en informations avec des données chiffrées du niveau tant national que provincial, des images liées à la  thématique de Genre et aux activités afférentes.
Il s’est décliné de cette sensibilisation et vulgarisation, un plaidoyer fait par les militaires en vue d’accroître le nombre des femmes militaires dans la 10ème région militaire au Sud-Kivu. 

Les sensibilisateurs se sont appuyés sur l’approche participative en laissant à chacun le temps de s’exprimer librement. Ce qui a suscité la participation active des représentants de parties prenantes. L’exposé sur le contenu et les recommandations du RNG suivi de discussions a suscité l’intérêt de ces dernières qui n’ont pas hésité à s’adhérer à la logique de l’approche Genre et à la création d’une synergie entre le gouvernement central, provinciaux et les partenaires de la société civile ainsi que les partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin d’agir ensemble et non en ordre dispersé dans le cadre de la lutte contre les inégalités dont les femmes sont victimes, les violences sexuelles et violences basées sur le Genre, et de la sensibilisation sur la nécessité de l’intégration de la dimension Genre dans tous les secteurs de la vie nationale (politiques et programmes du développement).
Le Rapport national genre est produit tous les deux ans.

Appui à la réalisation de l’audit Genre des institutions publiques et privées

Le PNUD a appuyé la partie nationale dans la réalisation de l’audit  participatif en Genre dans 126 institutions publiques et privées au niveau national, provincial et des ETD. Il a consisté à faire une auto-évaluation de l’organisation pour établir le constat, c’est-à-dire à analyser la situation actuelle de l’organisation concernant la prise en compte du genre. Sur base de cette évaluation, les membres de l’association pourront formuler des propositions d’amélioration pour la prise en compte du genre. L’audit de genre est une démarche qui permet à tous de s’interroger sur le « pourquoi » et le « comment » de la forte ou faible intégration du genre dans une institution.

L’appui du PNUD a pris la forme de la formation de 100 auditrices et auditeurs en Genre formés à Kinshasa du 7 au 9 mai 2012 et dans toutes les provinces de la RDC.
Le PNUD a apporté un appui technique et financier pour la réalisation l’atelier.
Un rapport national d’audit en Genre est  disponible et a servi de base à la production de la stratégie nationale d’Institutionnalisation de l’égalité entre homme et femme dans les politiques, programmes et structures en RDC pour la période 2012-2017. Cette stratégie va désormais  mobiliser les partenaires d’appui, les actrices et acteurs du développement durable et égalitaires.

Résultats :

- La compréhension de l’intégration du genre dans les politiques et programmes auprès des participants est renforcée ;
- Les connaissances et les pratiques en Audit en genre sont développées auprès des participants ;
- Les outils d’exercice d’Audit en genre sont mis à la disposition des participants ;
- Les Auditeurs en genre sont formés  pour des exercices réguliers d’audit en genre ;
- Un Rapport National d’Audit en genre des institutions publiques privées de la RDC est  produit après la réalisation de l’audit Genre dans les institutions publiques et privées de la RDC, à Kinshasa et en province

Le PNUD a capitalisé ce travail et l’a présenté à la communauté des donors présents en RDC lors des mardis de développement. Leurs réactions ont été positives. Des observations ont été formulées à l’issue de l’audit Genre des institutions, notamment :
- Méconnaissance du genre à tous les niveaux (Gouvernement, Parlement, OSC, et organisations internationales) ;
- Persistance de pesanteurs socioculturelles ;
- Insuffisances de ressources.

Stratégie nationale d’institutionnalisation du Genre

La  réalisation de l’audit Genre des institutions publiques et privées a produit des éléments qui, ont permis au ministère du Genre avec l’appui du PNUD, de formuler la Stratégie Nationale Genre.
Ce document constitue un mécanisme essentiel de référence pour tout le travail de promotion de l’égalité  homme – femme et  de non–discrimination en RDC.

Appui au Parlement

Le PNUD dans sa vision de contribuer à l’égalité entre les hommes et les femmes, a appuyé le ministère du Genre, Famille et Enfant dans le plaidoyer pour le vote de loi d’application du principe constitutionnel de la parité à la Chambre haute du Parlement (appui au Cabinet du ministre. 

En effet, le Sénat a adopté le 7 novembre 2012 la loi fixant à 30% le quota minimum de représentation des femmes dans les institutions en RDC. Cette loi organique, qui fixe les modalités d’application d’un prescrit de la constitution, contient aussi des sanctions devant garantir son application, notamment une annulation des nominations en cas de non-respect de ce quota.

Les modalités d’application de ce projet de loi, que ce soit en cas d’élection ou de nomination, sont : « En ce qui concerne les fonctions à caractère électif, la loi prévoit que chaque parti politique, dans la confection de ces listes pour les élections, à tous les échelons, puisse avoir une représentation de 30 % de femmes au moins. En ce qui concerne les fonctions à caractère nominatif, toutes les institutions politiques de notre pays, du président de la République en passant par le Parlement, jusqu’au gouvernement, doivent avoir dans leurs cabinets 30 % de femmes au moins ».  Il revient au pouvoir judicaire, et donc, au ministère public, de veiller au respect de cette disposition et d’appliquer les sanctions en cas de besoin.

Préparation technique des élections provinciales et locales

En collaboration avec ONU-FEMMES et la MONUSCO, le PNUD a contribué à la préparation technique des élections provinciales et locales ; un plan de travail conjoint a été dressé, les responsables de chaque activité ont été également identifiés.

Les activités proprement dites n’ont pas été menées considérant le contexte politique. En effet, la loi organique de la CENI devrait être revue au Parlement ; les partenaires techniques et financiers avaient exigé le gel des activités d’appui au cycle électoral le temps que la composition de la CENI soit révisée. Néanmoins la vision commune UN pour l’appui aux activités genre des élections est renforcée et le plan d’action est prêt pour lorsque la loi sera adoptée.

Cependant, un comité de pilotage One UN pour la mise en œuvre de la Stratégie d’accompagnement des femmes candidates aux élections provinciales et locales est opérationnel.

- La production et capitalisation des outils de la décentralisation, de gestion du  développement local et de gestion des finances publiques  au niveau provincial et local (Guides, PDPs, PDLs,…) ont permis une meilleure participation des hommes et des femmes à la planification locale (à travers, le renforcement des capacités en techniques de plaidoyer et l’entreprenariat local féminin, qui a permis aux femmes membres des  plus de 200 associations féminines restructurées dans les ETD pilotes) ;
- Un plaidoyer pour la mise en place d’une Commission des femmes est réalisé.
- Les capacités du personnel administratif du Parlement (dont 05 femmes sur un total de 50 participants) ont été renforcées dans le domaine de la planification au développement. L’audit genre au sein du Parlement national et des Assemblées provinciales, ainsi que dans les ministères sectoriels est réalisé et permet d’améliorer la prise en compte du genre dans ces institutions.
- Le renforcement des capacités dans le domaine de genre dans le développement local, la traçabilité du genre  devient perceptible dans toutes leurs réalisations : Avec l’appui technique du PNUD/PADDL au Nord-Kivu et à l’Equateur, 22 ETD pilotes ont inscrits dans leurs plans de développement local des actions visant à améliorer les inégalités de genre, dans tous les cadres de concertations mis en place, les populations locales s’accordent sur  une représentativité d’au moins 30 % des femmes. En plus, 18 collectifs des associations féminines regroupant au moins 1800 femmes membres de Collectifs  ont pris conscience de leur rôle dans le développement local et s’activent aujourd’hui dans la réalisation des projets jadis réservés aux hommes tels que la réhabilitation des routes de desserte agricole à Maubo dans la province du Nord-Kivu,  dans le secteur de Beni Mbau au Nord-Kivu ; 50 femmes membres du Collectif des associations féminines ont appuyé le secteur de Beni Mbau au Nord-Kivu dans la sensibilisation au civisme fiscal pour amener la population, surtout les femmes contribuables, à s’acquitter spontanément de leurs taxes en vue de leur contribution au développement local ou encore le plaidoyer pour l’acquisition des champs et des semences auprès des ONGI  et des propriétaires terriens.


Forum Genre, gouvernance et environnement

Deux journées de réflexion-débat ont été organisées par le PNUD sur le thème « Environnement et Gouvernance mondiale : rôle d’avant-garde des femmes de l’Afrique centrale francophone » en marge du sommet de la Francophonie, avec l’appui du Centre Régional de Recherche et de Documentation sur les femmes, le Genre et la construction de la paix dans la région des Grands Lacs.


La prise en compte des questions du genre et de l'environnement est non seulement d'actualité mais également incontournable pour un développement durable. L'approche axée sur le genre permet de saisir combien les rôles socialement déterminés des hommes et des femmes ont des répercussions différentes sur les questions de vulnérabilité et de résilience face aux chocs sociaux, économiques ou écologiques.
Ce constat est d'autant plus pertinent en Afrique où, selon les statistiques, la pauvreté est d'abord rurale et touche en majorité les femmes dont l'activité principale est l'agriculture, qui est un domaine fortement dépendant des ressources naturelles, des conditions environnementales et du climat.


Selon le Rapport sur le développement humain 2007, le changement climatique est le problème critique du développement humain pour notre génération car il menace d'anéantir les efforts de lutte contre la pauvreté, je pense par exemple à l’accès à l’eau potable ou à la sécurité alimentaire, et les actions de développement. Ce rapport souligne également que l’inégalité entre les genres est encore plus perceptible face aux défis du changement climatique et accroit la vulnérabilité des personnes.


Les difficultés auxquelles font face les femmes pauvres pour accéder aux ressources, la restriction de leurs droits, la réduction de leur mobilité et de leur participation aux prises de décisions les rendent en effet vulnérables au changement climatique, ce qui accentue les inégalités déjà existantes, y compris l’inégalité entre les genres.


Dans nos pays, les femmes des zones rurales qui travaillent dans le secteur agricole sont les principales productrices des aliments de base. Ce secteur est très exposé aux problèmes dus aux sécheresses et à l’irrégularité des pluies. La production en énergie pour le ménage (bois, charbon de bois) accroît davantage leurs charges de travail.


Tout en soulignant la vulnérabilité des femmes pauvres face au changement climatique, il faut reconnaitre qu'elles jouent un rôle clé aux plans domestique et communautaire en vue de l’adaptation à l’évolution du climat et à l’atténuation de ses effets.


Ainsi tous les pays en développement s’accordent à reconnaître la maitrise des femmes dans la gestion des ressources naturelles, ce qui devrait leur permettre de contribuer positivement à l’élaboration de techniques efficaces d’adaptation et d’atténuation si l’occasion leur en était donnée.


Au fur et à mesure que le monde avance vers un nouvel accord global sur le changement climatique, il est donc crucial que les femmes participent à cet effort et que leurs perspectives soient représentées à part égale dans le débat.


A cet effet, le PNUD continuera d’appuyer l’égalité des genres et l’autonomisation des femmes, notamment en facilitant la participation équitable des femmes aux processus de négociations sur le changement climatique afin de garantir que leurs besoins, perspectives et expériences soient dûment pris en compte. Le PNUD s’efforcera, en outre, d’attirer l’attention des décideurs et des représentants gouvernementaux sur les aspects de genre liés au changement climatique et il soutiendra les initiatives locales qui offrent des solutions concrètes comme l’élimination des déchets ou l’assainissement.


La Résolution 1325


Deux ans après l’adoption par le Gouvernement du Plan d’Action National pour l’application de la résolution 1325 en RDC (PAN 1325), une série d’activités ont été organisées du 29 au 31 octobre 2012 sous le haut patronage du Ministère du Genre, de la Famille et de l’Enfant - et avec l’appui du Système des Nations Unies, (Gender office de la MONUSCO, PNUD, ONUFEMMES, UNFPA, UNICEF, etc.) et d’autres partenaires dont le CPR 1325, WILPF/RDC, CAFCO et les partenaires bilatéraux et multilatéraux (Royaume-Uni, CORDAID, ICTJ, Canada, Belgique, Etats-Unis, Pays-Bas, Suède, Norvège, etc.), dans le cadre du Global Open Day.
Le PNUD (Unité Genre) a appuyé financièrement en synergie avec les autres agences UN la réalisation de cette activité  afin de mesurer le chemin parcouru depuis l’adoption du PAN 1325, d’identifier et évaluer tous les obstacles à la pleine application dudit PAN 1325 et de déterminer les actions à diligenter pour y remédier.


Résultats :


- Le Comité de Pilotage est redynamisé ;
- Les expériences sont capitalisées par les participant(e)s ;
- Les ressources sont mobilisées auprès des bailleurs et partenaires au développement pour appuyer la mise en œuvre du Plan d’Action National pour l’application de la résolution 1325 en RDC.

Stratégie nationale de la planification et de la budgétisation sensible au Genre (BSG) au sein des institutions publiques et privées


Elle est dressée comme une contribution à la bonne gouvernance budgétaire et à la modernisation des services publics affectés à l’exercice du budget annuel de l’Etat en tenant compte des besoins différentiés des hommes, des femmes, filles et garçons de toutes les entités de la RDC, dans leur diversités.  La Stratégie est composée à cet effet de deux parties, à savoir : (i) La Démarche d’analyse genre de la planification et de la budgétisation au sein des institutions publiques de la RDC et (ii) Le Cadre de mise en œuvre du processus d’élaboration, de préparation, d’exécution, du suivi et du contrôle du budget de l’Etat sensible au genre.


Ce document  a été soumis aux Directeurs d’études et planifications des ministères sectoriels de la RDC à la validation technique. 


Renforcement des capacités institutionnelles, humaines et organisationnelles pour la prise en compte et l’évaluation du genre dans les législations, politiques publiques, les structures et le vécu social


Les activités de renforcement des capacités de la société civile (27 ONG pour la première vague de micro-financement à travers le programme SGP («Small Grants» du Fonds pour l’Environnement Mondial via le PNUD) œuvrant dans le domaine de la protection de l'Environnement, en Province de l'Equateur notamment (dans des villages proches de Mbandaka, sur la route de Bikoro), contribuent beaucoup au renforcement des capacités des femmes (plus de 300 ménages couverts dans plusieurs villages dont Besenge, Baolongo, Bokala, Elanga, Ikenge, Bwala Ngome, Bowele et Bowulama) en matière de création d'activités compatibles avec la protection des forets, avec notamment des activités plus rentables financièrement que la production du charbon de bois : par exemple, comme alternative à l’activité de production de bois, les associations des femmes sont formées (par deux ONG bénéficiaires du programme SGP) à faire de la poterie et à utiliser des rameaux pour une production de nattes améliorées, facilement commercialisables à un meilleur prix pour elles; certaines ONGs bénéficiant de micro-financement du Programme SGP appuient ces femmes par le développement de coopératives pour l'écoulement de leurs produits.


En vue de faciliter l’accès des femmes de milieux très reculés, où les IMF (Institutions de Micro-Finance) sont inexistantes, à des microcrédits, 649 femmes et 239 hommes ont créé et adhéré  au  mécanisme de solidarité et d’entraide mutuelle pour l’autofinancement des activités économiques à travers les  Mutuelles de Solidarité (MUSO). Autour de la conduite d’activités d’épargne et de crédit autogérées par les membres, les MUSO concourent au développement économique et à la cohésion sociale des participants. Ce mécanisme introduit depuis 10 ans par des ONG européennes et très populaire au Nord et Sud Kivu, a contribué à l’amélioration de la culture de paix et constitue une voie d’autonomisation et d’autopromotion pour les bénéficiaires après l’accompagnement au sein des CCP.


Appui à la professionnalisation et intégration du genre dans les actions de la société civile


Le Bureau a appuyé des interventions dans l’atteinte des OMD notamment :
Le renforcement des capacités en techniques de plaidoyer et entrepreneuriat local féminin dispensé depuis 2010 à 80 femmes représentantes des collectifs des associations féminines des 2 pilotes Entités Territoriales Décentralisées (ETD) Beni Mbau et Bwisha, a permis à plus ou moins 800 membres des plus de 200 associations féminines restructurées dans les ETD pilotes, de mener des plaidoyers auprès des différents partenaires dans la province du Nord-Kivu depuis 2010:

- Auprès de FAO dans le domaine de l’agriculture : les femmes membres des collectifs ont pu obtenir des semences améliorées de riz paddy et des légumes
- Auprès des autorités locales et du propriétaire terrien AGER à Beni Mbau, elles ont obtenu 3ha arables pour leurs champs communautaires
- Avec LWF dans le domaine de l’environnement : formation sur le foyer amélioré et vulgarisation de la technique
- Avec VECO, AGRISUD, SYDIP etc. dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, elles ont bénéficié aussi d’autres appui qui leur permettre de lutter contre la pauvreté tel la fabrication de l’engrais liquide, l’élevage de la race améliorée des chèvres à Beni Mbau ; acquisition de moulins et de chèvres à Bwisha.
En somme, l’accès des ces femmes à des grandes étendues de terre, à des semences et à des techniques culturales améliorées les ont rendues autonomes et capable de subvenir aux besoins de leurs familles.


Appui à la consolidation de la réceptivité du genre au sein du PNUD
 


Audit Genre du PNUD


Au terme de cette mission d’Audit en Genre, plusieurs défis ont été relevés au cours des échanges avec les différentes parties prenantes. Plusieurs recommandations ont été formulées. Cette situation a amené les participants à formuler les recommandations prioritaires suivantes : 


- Mettre en place une stratégie de formation des personnels dans le but de les sensibiliser, et de renforcer leurs capacités pour la planification, la surveillance, l’élaboration de rapports et l’évaluation de programmes/projets ;
- Prendre des mesures de responsabilisation de toutes les unités en matière d’intégration du genre en mettant en place une équipe de points focaux en genre à titre rotationnel par an ;
- Mettre en place une stratégie de recrutement des femmes cadres supérieurs en adoptant des actions de discrimination positives.
Un Rapport de l’audit Genre est disponible ainsi qu’un Plan d’exécution des recommandations issues de cet exercice important .
Une équipe focale Genre est mise en place à travers une note circulaire signée par le Directeur Pays et est opérationnelle pour contribuer à renforcer l’effectivité de la prise en compte dans les différentes composantes programmatiques et opérationnelles du PNUD en RDC. 


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