Une stratégie nationale de développement des PME pour une croissance inclusive

12 août 2015

Alfredo Texeira, DP a.i., réaffirme l'appui du PNUD à la SNPME, Copyrights : Louise André PNUD-RDC 2015

Discours de M. Alfredo TEXEIRA, Directeur Pays a.i. du PNUD
12 août 2015
Kinshasa, Hôtel Memling
 
Monsieur le Ministre de Petites et Moyennes Entreprises et Classes Moyenne de la RDC,
Mesdames et Messieurs, 
Distingués invités,
 
Je suis très honoré de me trouver parmi vous à l’occasion du lancement de l’élaboration de la stratégie nationale de développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME).
 
Je voudrais saisir cette occasion pour féliciter et remercier le Gouvernement de la RDC pour la vision qu’il a conférée à cet atelier, et remercier également toutes les parties prenantes impliquées dans ce processus audacieux. 
 
Monsieur le Ministre des Petites et Moyennes Entreprises et Classes Moyennes, 
Distingués invités,
 
Il est de notoriété publique que la RDC affiche des chiffres très encourageants sur le plan économique.  Cette croissance, à laquelle nous travaillons tous, doit être inclusive et durable, si l’on souhaite atteindre les Objectifs Millénaire du Développement, et lutter contre la pauvreté et la malnutrition. 
 
Or le rôle joué par les PME et leurs contributions à la croissance ne sont plus à démontrer. Ce sont elles qui fournissent nourriture, habillement, logement et transport à travers le Congo, y compris dans des zones reculées. Ces entreprises représentent aussi le premier pourvoyeur d’emplois du pays. Les dernières statistiques estiment que près de 60% de la population congolaise est employée par une PME. En développant cette stratégie, nous encourageons donc non seulement le secteur des biens et services, mais nous contribuons aussi à créer des emplois. 
 
Aussi, je profite de l’occasion qui m’est offerte pour vous délivrer deux messages particuliers.
 
Tout d’abord, il est grand temps de mettre un terme au tâtonnement qui entoure le statut des PME congolaises. Ce flou juridique, fiscal et économique les empêche de se développer et de devenir compétitives sur les marchés nationaux et internationaux. Il faut donc réfléchir à la mise en place d’un cadre légal et de structures favorisant leur développement. Nous avons aujourd’hui l’opportunité d’adopter ensemble des orientations claires, pour appuyer le développement des Petites et Moyennes Entreprises. Cette croissance engendrera à son tour des bénéfices sociaux et économiques, dont bénéficiera l’intégralité du peuple congolais. 
 
Ces stratégies doivent tenir compte des acteurs marginalisés, qu’ils s’agissent des Femmes, des jeunes ou des populations rurales. Elles doivent encourager l’innovation, la compétitivité et l’inclusion. Nous devons nous orienter vers de nouveaux modèles en termes de financement, et proposer des produits adaptés à cette catégorie d’acteurs, qui sortent du champ de la micro finance, mais qui n’ont pas pour autant accès au crédit bancaire traditionnel. 
 
Mon deuxième message est le suivant : cette démarche doit solliciter l’engagement de toutes les parties prenantes. C’est la condition sine qua non pour faire des PME congolaises, des actrices capables de répondre aux attentes du marché.
 
Cette stratégie de développement doit prendre la pleine mesure du potentiel congolais et profiter d’un contexte local prometteur. Les atouts économiques du pays (sa main d’œuvre abondante, ses ressources naturelles, la forte demande du marché…) doivent toutefois tenir compte de plusieurs contraintes : la protection de l’environnement, la lutte contre la corruption, le respect du code du travail et du développement socioéconomique. Il est donc nécessaire de s’assurer de la contribution et de l’implication des tous. Je pense ici aux services fiscaux, aux assureurs, aux fournisseurs d’intrants, aux acheteurs, aux fédérations d’entreprises, aux organisations régionales,…
 
Parler du développement des PME c’est aussi améliorer le climat des affaires, sans lequel il serait difficile d’envisager tout développement du secteur.  Nous devons penser à améliorer les conditions de création d’entreprise, mettre en place des facilités pour  la formalisation des activités, alléger les impôts par des régimes consensuels et incitatifs, libéraliser le secteur des assurances et permettre l’accès à des sources d’énergie propres et bon marché. Enfin, il faut adresser les risques auxquels les PME sont confrontées, tels que la concurrence déloyale, les changements de régimes fiscaux, les crises économiques…  
 
Parler du développement des PME c’est aussi résoudre la problématique de l’accès aux marchés locaux et régionaux par la mise en place de facilités pour désenclaver les marchés. 
 
Il apparait donc clairement que le développement des PME, est l’affaire des politiques, du secteur privé, et des prestataires de services techniques et financiers conjointement. Chacun à son niveau est appelé à apporter sa contribution pour le développement de la RDC.
 
Monsieur le Ministre de la PME de la RDC, 
Distingués invités,
 
Vous comprendrez que l’avenir de l’économie congolaise se jouera sur ce terrain. Cet exercice requiert beaucoup d’engagement et de détermination. Le PNUD renouvelle une fois de plus son engagement à accompagner le Gouvernement dans ce processus pour élaborer une feuille de route qui permette de planifier les étapes à venir.
 
 
Aux uns et autres nous vous disons bon travail.
 
Je vous remercie

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