Discours du lancement du Projet PANA-AFE

8 mai 2015

Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable,
Distingués invités,  Mesdames et Messieurs,

Je suis très heureux d’être parmi vous ce matin pour participer au lancement officiel du projet de « Renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en République démocratique du Congo ».
Avant tout, je voudrais remercier très chaleureusement le Gouvernement, à travers le Ministère en charge de l’Environnement et du Développement Durable, qui a accordé sa pleine confiance au PNUD.

Notre partenariat a permis de développer ensemble plusieurs initiatives touchant une variété de domaines stratégiques parmi lesquels la Protection de la biodiversité, la lutte contre la dégradation des sols ainsi que la lutte contre le changement climatique.Aujourd’hui encore, le PNUD est aux côtés du Gouvernement pour lancer, ce matin, le projet de « Renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en RDC ».
L’intitulé de ce projet met bien en évidence l’importance et la pertinence de la résilience pour favoriser le bien-être et la réduction de la vulnérabilité des populations rurales face aux chocs climatiques.

Le changement climatique est, en effet, l’un des plus grands défis du 21ème siècle. Il suffit de constater tous les efforts déployés pour tenter de sortir de l’extrême pauvreté de nombreuses communautés vulnérables qui subissent ces fortes variations climatiques sans comprendre ce qui leur arrive. Prenons par exemple, les paysans qui ne maîtrisent plus le cycle des saisons et qui sont confrontés à des saisons sèches de plus en plus longues ; ou encore ces inondations, typhons, ouragans et autres tempêtes imprévisibles qui ravagent en quelques secondes des villages entiers et leurs infrastructures.

Excellence, Distingués invités,

Plusieurs études prévoient que l’évolution du réchauffement planétaire en cours engendrera, avant la fin du siècle, des dégâts immenses sur le bien-être et la prospérité de l’humanité.Dans ce monde très hétérogène, avec des niveaux de vie et des moyens d’existence très disparates, les changements climatiques affectent déjà très différemment les régions et les communautés humaines, selon que l’on vive en haute ou en basse altitude, en forêt ou en savane, que l’on soit riches ou pauvres, hommes ou femmes, jeunes ou âgé(e)s. De nombreuses communautés, parmi les plus pauvres sont directement atteintes dans leurs moyens de subsistance qui se réduisent à de maigres moyens de survie…  

En RDC, plus particulièrement, le changement climatique est une menace pour la sécurité alimentaire, pour le développement économique et social. En effet, la RDC compte parmi les pays les plus vulnérables aux catastrophes naturelles, en général, et climatiques, en particulier.
Par conséquent, il est prioritaire d’instaurer des mécanismes d’adaptation pour parer à l’insécurité alimentaire.

Excellence, Distingués invités,
La RDC a un potentiel riche de 80 millions d’hectares de terres arables ; 80% de la population congolaise travaillent dans le secteur agro-alimentaire et ses filières dérivées. Dans les zones rurales, pratiquement toutes les  femmes travaillent dans le secteur agricole et elles sont les principales productrices d’aliments de base. Malheureusement, le changement climatique oblige les femmes et les filles à parcourir des distances de plus en plus longues pour transporter l’eau, spécialement en période de sècheresse. Le sol est beaucoup plus dur et difficile à labourer et à ensemencer ; les travaux des champs sont devenus de plus en plus éreintants et peu productifs.

Pour le PNUD, tous ces facteurs climatiques, humains et socio-économiques sont autant de raisons d’agir rapidement. C’est pourquoi je voudrais partager avec vous deux messages.

Mon premier message est le suivant : La bataille contre la pauvreté et la lutte  contre les changements climatiques sont des combats interdépendants ; ils doivent se renforcer mutuellement. Nos efforts devront donc porter sur les deux fronts simultanément.

À ce sujet on peut établir deux constats : d’une part, les conflits violents, les ressources insuffisantes, le manque de coordination et des politiques hésitantes continuent de ralentir les progrès du développement, en Afrique en particulier. D’autre part, de nombreux pays ont accompli des progrès vers la  réduction de la pauvreté de moitié et en faveur de l’éducation primaire pour tous à l’horizon 2015 ; certains ont réussi à augmenter les inscriptions scolaires tout en réduisant les taux de mortalité́ infantile et maternelle.
Toutefois, cette progression du développement risque malheureusement d’être ralentie par les changements climatiques.

C’est pourquoi, la RDC doit développer ses propres plans d’adaptation, avec l’appui de la communauté́ internationale. Elle doit se doter d’infrastructures qui permettent aux populations de mieux faire face aux phénomènes météorologiques extrêmes dont la fréquence et la violence tendent à s’accroître.

Depuis quelques années, le PNUD appuie la RDC dans le développement de semences résilientes qui produisent de meilleures récoltes, plus résistantes aux aléas climatiques, aux intempéries. Une première collaboration, dans cette optique, s’était concrétisée à travers le projet : « Renforcement des capacités du secteur agricole en RDC pour une planification et une réponse aux menaces additionnelles que représentent les changements climatiques sur la production et la sécurité alimentaires », projet mieux connu sous son intitulé court « PANA-ASA ».

Les moyens disponibles pour PANA-ASA avaient limité son étendue à l’identification du matériel végétal résistant à divers types de sols et diverses conditions climatiques, au développement pilote d’infrastructures de gestion de l’eau pour un système agricole plus résilient, etc.

J’en viens à mon second message : Les femmes pauvres jouent un rôle clé sur les plans domestique et communautaire en vue de l’adaptation à l’évolution du climat et l’atténuation de ses effets. Beaucoup de pays en développement sont conscients de la maîtrise des femmes dans la gestion des ressources naturelles. Des siècles durant, elles ont transmis leur savoir-faire dans la gestion des ressources en eau, des forêts et de la biodiversité. Ces expériences les ont dotées d’importantes connaissances utiles à l’élaboration de techniques d’adaptation.

Or, l’inégalité́ entre les hommes et les femmes s’ajoute aux conséquences néfastes des changements  climatiques et accroît la vulnérabilité des populations. Les difficultés qu’ont les femmes pauvres pour accéder aux ressources et à la terre, la restriction de leurs droits, la réduction de leur mobilité et de leur participation aux prises de décisions les rendent totalement vulnérables au changement climatique, qui accentue les inégalités déjà existantes, y compris l’inégalité entre les genres.

L’évaluation du précédent projet PANA-ASA a fait ressortir la bonne capacité des femmes à contribuer efficacement au développement de la résilience communautaire face au changement climatique. Malgré ses limites, le projet PANA-ASA a été salutaire aux communautés, particulièrement pour les associations des femmes qui en ont bénéficié à Kipopo (Katanga), Kiyaka (Bandundu), Ngandajika (Kasaï Oriental), et Ngimbi (Bas-Congo).

Avec des résultats aussi encourageants, il était naturel que le Gouvernement de la RDC et le PNUD – Fonds pour l’Environnement Mondial, envisagent un passage à une échelle plus grande des acquis de PANA-ASA. D’où le présent projet « Renforcement de la résilience et de la capacité d’adaptation des femmes et des enfants au changement climatique en République Démocratique du Congo ».

C’est ici le lieu d’exhorter chacun et chacune d’entre nous à multiplier les efforts, pour exploiter au maximum les leçons tirées de l’expérience précédente afin que le présent projet en consolide les acquis et intègre de façon systématique les risques naturels, en général et le changement climatique, en particulier, dans l’élaboration des politiques, stratégies et programmes de développement.

Une collaboration dans ce sens avec le gouvernement de la RDC est en préparation, avec le processus Plan National d’Adaptation, qui favorisera une approche plus stratégique, systémique et proactive, intégrant le moyen et le long terme.

Le PNUD ne ménagera aucun effort pour assurer au Gouvernement de la RDC l’appui conseil et l’accompagnement nécessaire, dans la mesure du possible, pour aider le pays à migrer vers un développement économique sobre en carbone, une économie verte et résiliente pour le bien-être de tous ses fils et filles.

Je vous remercie

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Congo (République démocratique du) 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe