Cérémonie de clôture de la session de formation des OPJ dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et dans le district de l'Ituri

17 févr. 2015

Discours de Mme Priya GAJRAJ, Directeur Pays du PNUD 
 
Excellence Madame la Ministre du Genre ; 
Excellence Monsieur le Gouverneur de Province ; 
Monsieur le Commissaire Général de la PNC ; 
Madame la Cheffe de la Coopération Canadienne ; 
Excellences, Messieurs et Mesdames en vos titres et qualités respectifs ; 
Chers Lauréats et Lauréates ; 
 
C’est avec grand plaisir que je prends la parole au nom du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à l’occasion de cette cérémonie de clôture de la formation des Officiers de Police Judiciaire (OPJ), organisée dans le cadre de la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre au Nord-Kivu, Sud-Kivu et dans le district d’Ituri. 
 
Comme vous le savez, le PNUD appuie le Gouvernement congolais, dans sa stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles, à travers plusieurs axes d’intervention, parmi lesquels la lutte contre l’impunité, qui constitue un pilier très important dans la consolidation de l’État de Droit. 
 
Grâce à cette formation dont le coût s’est élevé à 120.000 dollars (dont une contribution du Canada de 70.000 $) et qui s’est déroulée en trois mois, 59 OPJ (dont 7 femmes) provenant de plus de 7 unités ont ainsi acquis les compétences nécessaires leur permettant d’améliorer les services judiciaires rendus aux victimes de violences sexuelles. 
 
Ici, permettez-moi de lancer un appel tout particulier aux femmes : l’engagement des OPJ femmes est essentiel dans ce combat contre les violences sexuelles et celles basées sur le Genre, non seulement parce qu’elles ont un rôle majeur à jouer aux côtés de leurs collègues masculins, mais également parce qu’elles pourront rassurer les victimes qui 2 
 
oseront plus volontiers se confier à elles et ensuite porter plainte. En ce sens, les OPJ femmes participent AUSSI pleinement à la restauration de l’État de droit et la lutte contre l’impunité. J’encourage les autres femmes à s’engager dans cette voie également. 
 
D’autre part, je me réjouis que parmi les 10 formateurs congolais de la Police nationale Congolaise (PNC) qui ont pris en charge cette session, 8 font partie des deux pools de formateurs déjà formés avec l’appui du PNUD entre 2010 et 2014 au Nord et Sud Kivu. Cela témoigne de la continuité de notre collaboration et de l’appropriation nationale des acquis de nos interventions. 
 
Avec ces deux pools de formateurs, les commissariats provinciaux des Nord et Sud-Kivu, en lien avec la DGEF (Direction Générale des Écoles et Formations de la PNC) disposent désormais des capacités techniques autonomes pour la prise en charge de telles formations. 
 
C’est un beau succès et je remercie vivement ces formateurs pour le travail accompli qui a permis d’arriver au résultat que nous célébrons ce jour. 
 
Excellences, Distingués invités, 
 
Je saisis cette occasion pour rappeler que le PNUD a également appuyé la construction et l’équipement d’unités de Police spécialisées contre les violences sexuelles à MASISI, WALIKALE, RUTSHURU, BENI, BUTEMBO et LUBERO. Le PNUD envisage aussi la construction de deux unités au Nord-Kivu (à KITSHANGA et à OICHA) et cinq au Sud-Kivu (à BUKAVU et KALEHE). Les travaux débuteront en 2015. 
 
Ce dispositif appuiera la stratégie du Gouvernement congolais visant à réduire la prévalence des violences sexuelles dans ces provinces à travers la lutte contre l’impunité. 
 
Au sujet de cette prévalence, le rapport du Ministère national du Genre 2013 révèle que 40 femmes sont violées chaque jour en RDC ; 11% des victimes, SEULEMENT, bénéficient des services judiciaires. Ces statistiques interpellent chacun et chacune d’entre nous et motivent toute notre politique d’accompagnement du secteur de la Justice dans son ensemble afin de prévenir et de réduire l’ampleur de ce phénomène. 
 
Chers Lauréats, Chères Lauréates, 
 
Ces sombres statistiques illustrent la dimension des efforts à fournir pour inverser rapidement cette tendance, ainsi que l’ampleur des attentes des victimes qui doivent pouvoir compter sur vous pour un traitement professionnel et humain de leurs dossiers à la suite des traumatismes subis. La formation dispensée ET un engagement de votre part sont donc cruciaux pour permettre d’endiguer ce phénomène. 3 
 
Je vous félicite pour votre assiduité et pour les résultats obtenus au cours de ces 3 mois de formation. J’espère que cela se traduira demain sur le terrain par une performance hors pair dans l’exercice de vos fonctions. 
 
Excellences, Distingués invités, 
 
Avant de conclure mon propos, permettez-moi de saluer les efforts déjà menés en matière de lutte contre ce fléau des violences sexuelles et de l’impunité dans cette région aux niveaux législatif, politique et opérationnel. 
 
Par ailleurs, je félicite les autorités congolaises et en particulier la police nationale congolaise pour l’urgence qu’ils donnent à cette lutte ainsi que pour les résultats concrets et tangibles qu’enregistre la Police Spéciale de Protection de l’Enfant et de la Femme (PSPEF) dans les provinces de l’Est. 
 
Je veux ici remercier sincèrement Monsieur le Commissaire Général pour l’initiative de cette activité et pour tout son engagement dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles. 
 
Mes remerciements s’adressent également aux partenaires de la police des Nations Unies (UNPOL) qui ont accepté de contribuer par leur expertise, aux côtés des formateurs congolais. Enfin je voudrais remercier le Canada pour son appui financier sans lequel cette formation n’aurait pas été possible. 
 
Nous savons tous et toutes à quel point ce chantier est énorme. Nous ne devons pas perdre de vue que c’est, ENSEMBLE, que nous arriverons à éradiquer ces violences sexuelles et à restaurer la confiance de la population envers les forces de l’ordre et la Justice. 
 
Pour terminer, je réitère l’engagement du PNUD à appuyer les efforts nationaux pour accroître la sécurité des populations de la RDC et la lutte contre les violences sexuelles. Notre devise est « au service des peuples et des nations ». 
 
Je vous remercie pour votre attention. 

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