Ouverture du Forum des Parlementaires Nationaux sur les lois, les droits humains et le VIH en RDC

2 déc. 2014

- Excellence M. Le Président de l’Assemblée Nationale ;
- Excellence M. Le Président du Senat ;
- Excellence Mme la Ministre de la Justice ;
- Chers Honorables Députés et Sénateurs Nationaux ;
- Monsieur le Secrétaire Exécutif du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le SIDA (PNMLS) ;
- Monsieur le Représentant de l’ONUSIDA ;
- Monsieur le Secrétaire Exécutif National de l’Union Congolaise des Organisations de Personnes vivant avec le VIH (l’UCOP+) ;
- Distingués invités;

C’est un honneur pour moi de prendre la parole à l’occasion de l’ouverture du Forum National des Parlementaires sur les lois, les droits humains et le VIH.  C’est le DEUXIÈME forum du genre en République Démocratique du Congo, pour aider à réduire la stigmatisation et la discrimination dont sont victimes des milliers de Personnes vivant avec le VIH (PVVIH).

La RDC peut se féliciter des progrès fait en matière de combat contre le VIH/SIDA.  La prévalence du VIH/SIDA a fortement évolué passant de 5% en 1990 à 1,2% en 2012 selon le dernier rapport sur les OMDs.  Cependant, à peu près 500.000 personnes vivent encore avec le VIH.  De plus, la proportion de personnes infectées par le VIH/SIDA et soumises aux traitements antirétroviraux reste très faible.  Elle était de 12,3% en 2011, loin des 60% ciblés.   Il faut aussi souligner que la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/SIDA rend difficile une évaluation exacte de l’expansion de l’épidémie.

Sur base de ce constat, je voudrais partager avec vous deux messages importants.

Le premier message est le suivant : Les lois jouent un rôle important dans la lutte contre les inégalités et l’exclusion, mais aussi la promotion du bien-être des personnes vivant avec le VIH.  
Le virus VIH affecte de façon disproportionnée les membres de la population qui sont souvent les plus marginalisés et exclus.  Ceux-ci peuvent inclure les femmes et les filles; les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes; les consommateurs de drogues injectables; et les prisonniers.

De notre recherche au niveau mondial, les pays dont les lois responsabilisent les membres des groupes marginalisés, leur permettant d'accéder à l'information et aux interventions pour la prévention et le traitement, ont tendance à avoir des réponses plus efficaces contre le VIH.  Il va également sans dire que la modification d’une loi est un outil à faible coût dans la lutte contre le SIDA.
C’est pourquoi, il est très important de saluer l’engagement du Ministre de la Justice et de certains députés qui ont révisé la loi 08/011 du 14 juillet 2008 portant sur la protection des droits des personnes vivant avec le VIH pour la rendre plus utile à la riposte.

TOUTEFOIS, de nombreux efforts doivent encore être fournis. En effet,  l’enquête sur l’index de stigmatisation et discrimination des personnes vivant avec le VIH de 2012, réalisée avec l’appui du PNUD, démontre que la discrimination sévit toujours à un degré très élevé.  50% des personnes vivant avec le VIH qui ont été interrogées ont fait l’expérience de renvoi, suspension ou d’interdiction d’accès dans une institution d’enseignement à cause de leur statut sérologique. L’environnement juridique joue donc un rôle essentiel pour améliorer les conditions de vie des personnes séropositives.

Excellences, Distingués invités,
Le second message est donc le suivant : Les parlementaires jouent un rôle indispensable pour bâtir des coalitions de changements aux pratiques d’exclusion et pour assurer que les services soient disponibles aux groupes les plus vulnérables et marginalisés.

Une forte riposte à l’épidémie du VIH nécessite des parlementaires courageux et engagés qui travailleront pour:

  • sensibiliser les électeurs ;
  • mobiliser des ressources locales et adopter un budget conséquent ;
  • prendre des décisions concernant la réforme des textes et dispositions en matière de VIH qui contribueront à faire progresser la riposte au SIDA.

En tant que parlementaires, vous avez aussi la responsabilité de plaider et agir pour l'équité Genre, l'autonomisation des femmes, et la lutte contre la violence sexuelle pour réduire le risque collatéral lié à l'infection au VIH dont sont victimes les femmes et les filles.

De même, il faut améliorer l’accès au dépistage pour les populations-clé et les groupes vulnérables, ainsi que l’accompagnement et la prise en charge des personnes infectées. Cela implique que des décisions politiques et budgétaires soient prises en conséquence.

Excellences, Distingués invités,

Le PNUD appuie ce second Forum des parlementaires nationaux sur les lois, les droits humains et le VIH en RDC car il découle de notre mandat de travailler à l'éradication de la pauvreté et de faire reculer les inégalités et l'exclusion - qui sont à la base de la réponse à l'épidémie du VIH.

Je tiens donc à confirmer que le PNUD ne ménagera aucun effort à soutenir la RDC dans la promotion d’un environnement favorable à la protection des droits humains en rapport avec le VIH dans le but d’atteindre « zéro discrimination lié au VIH, zéro nouvelle infection, zéro décès lié au VIH ».

Je vous remercie de votre attention.

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