Clôture de la Revue annuelle du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté de Deuxième Génération (DSCRP II) et du Programme d’Action du Gouvernement (PAG)

10 juil. 2014

Discours de M. Moustapha Soumaré, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire Général des Nations Unies, Coordinateur Résident du Système des Nations Unies, Coordinateur Humanitaire et Représentant Résident du PNUD en République démocratique du Congo.

Excellence, Monsieur le Premier Ministre;

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement;

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de missions et membres du corps diplomatique ;

Chers Collègues du Système des Nations Unies ;

Distingués invités,  Mesdames, Messieurs,

Au nom du Groupe de coordination des partenaires,  je tiens à remercier chaleureusement le Gouvernement de la RDC en général et le Ministre du Plan en particulier pour avoir associé les partenaires techniques et financiers à la Revue globale du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté de deuxième génération (plus connu sous le nom de DSCRP II) et du Programme d’Action du Gouvernement (PAG).

Tous, nous  avons pu apprécier à sa juste valeur cette marque d’estime et de confiance. Nous réitérons une fois de plus l’engagement de tous les partenaires à appuyer les programmes de développement en RDC. Je saisis également cette opportunité pour féliciter tous ceux et toutes celles qui, directement ou indirectement, ont œuvré à la bonne organisation et à la réussite de cette Revue annuelle 2014.

Distingués invités, Mesdames, Messieurs,

Ces deux derniers jours, tout au long de cette Revue, globale, nous avons apprécié la qualité et l’exhaustivité des présentations ainsi que les échanges francs et constructifs que nous avons eus ensemble. Permettez-moi de revenir sur les points qui ont, à mon avis, marqué ces Assises.

Le premier point est le devoir d’objectivité dans la reddition des comptes vis-à-vis des populations à travers l’évaluation des actions réalisées par rapport aux engagements du DSCRP II et du Programme d’Action du Gouvernement. Cela a débouché sur un diagnostic clair, parfois sévère mais indispensable  pour accroître l’efficacité des programmes de développement en cours d’exécution.

Le second point porte sur la clarté de la vision de chacun des secteurs, la qualité des analyses et la pertinence des recommandations qui permettront de capitaliser sur les bonnes pratiques afin d’améliorer l’exécution des programmes de développement et de conforter l’orientation vers une gestion axée sur les résultats dans tous les secteurs : la Santé ; l’Éducation ; l’Agriculture et le Développement Rural ; les Infrastructures et Travaux Publics ; les Mines ; l’Énergie ; les Hydrocarbures ; l’Environnement ; le Transport et Voies de Communication. 

Le troisième point a trait à la nécessité d’accélérer le programme des réformes en vue notamment de progresser dans le processus de décentralisation, d’améliorer la transparence dans la gestion des finances publiques et la passation des marchés publics, d’accroître l’efficacité des mécanismes de coordination de l’aide au développement ainsi que le suivi-évaluation et de systématiser la culture de reddition de comptes. Les différentes présentations des membres du Gouvernement ont mis en exergue, entre autres,  deux contraintes transversales majeures à savoir le faible niveau de décaissement des ressources allouées à presque tous les secteurs et le niveau relativement modeste de la programmation financière face aux besoins exprimés par les secteurs en réponse aux engagements du Programme d’Action du Gouvernement et du Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté de deuxième génération (DSCRP II).

Distingués invités, Mesdames et Messieurs

Ces constats importants, conduisent à  trois  idées fortes :
Premièrement : les instruments d’élaboration, de mise en œuvre et de suivi-évaluation des programmes de développement doivent être maîtrisés par les hommes et les femmes appelés à les utiliser partout où ils se trouvent dans le pays.

De même, les administrations publiques, centrales, provinciales ou locales doivent être suffisamment équipées pour être en mesure d’assumer convenablement leur mission. Je reviens donc sur une priorité majeure que j’avais évoquée hier lors de la cérémonie d’ouverture de ces Assises : l’appropriation par les autorités locales, provinciales et nationales doit être effective tant sur le plan technique que financier. En outre, il est  impérieux que le Gouvernement accélère les efforts en vue, d’une part, de fluidifier la chaîne des dépenses publiques et le renforcement des capacités des intervenants à tous les niveaux,  et d’autre part, de renforcer les mécanismes de mobilisation des ressources intérieures.

Deuxièmement: Le Gouvernement de la RDC a le leadership dans la coordination de l’aide au développement. Il est souhaitable d’établir, dans les meilleurs délais, un cadre légal et réglementaire favorable à:

La promotion d’un Partenariat Public-Privé pour la fourniture de services sociaux de qualité ;

L’instauration d’un environnement d’affaire propice au développement d’un secteur privé dynamique et attractif pour les investissements privés étrangers en vue de mobiliser les flux financiers additionnels nécessaires à la reconstruction du pays.

Enfin, troisièmement : le Gouvernement de la RDC est appelé à poursuivre les efforts de convergence et de fédération des différents programmes mis en place afin d’améliorer la cohérence, la lisibilité, la visibilité, la prévisibilité et la crédibilité de l’action publique dans son ensemble. En agissant ainsi, l’aide au développement sera plus concrète, moins diluée et son impact sera bien plus fort. Les populations congolaises comprendront mieux les progrès qu’elle apporte dans leurs vies quotidiennes. Elles se sentiront également plus incluses, mieux concernées et écoutées dans la marche vers le développement humain durable et la réduction de la pauvreté.

Je terminerai mon propos en vous disant que les résultats encourageants de cette Revue  Globale 2014 et les recommandations judicieuses et pertinentes formulées ici permettront de mieux orienter les efforts de développement de la République Démocratique du Congo.
Sous le leadership du Gouvernement de la RDC, la Coordination des partenaires reste aux côtés des autorités nationales pour continuer dans cette voie : transformer la RDC en un pays émergent peut devenir une réalité avec le concours de tous. 

Je vous remercie.