Allocution de M. Adama Coulibaly Directeur Pays PNUD à l'occasion de l'ouverture de l'atelier de partage sur l'énergie durable pour tous (SE4ALL)

15 août 2013

imagePaysage agricole du Maniema. Crédit: PNUD, 2008

Monsieur le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité,

Mesdames et messieurs les représentants des Organisations internationales,

Distingués invités,

Mesdames et Messieurs,
 
Comme vous le savez, favoriser l’accès pour tous à une forme d’énergie durable représente un élément clé dans la recherche de solution pour assurer un développement humain durable à l’échelle mondiale.

En effet, un accès fiable, d’un coût raisonnable, à l’énergie moderne est non seulement un moyen de concourir au développement humain – en allégeant la charge qui pèse sur les femmes, en améliorant l’accès aux services, en apportant de l’électricité aux microentreprises –  et de rendre l’agriculture plus productive. Il est également d’importance critique pour attirer des investissements dans des entreprises plus vastes, susceptibles de créer des emplois décents pour les citadins africains, dont le nombre augmente rapidement.

Or, aujourd’hui dans le monde, une personne sur cinq n’a pas accès à un réseau d’électricité moderne et près de trois milliards de personnes dépendent des combustibles traditionnels (bois, charbon de bois, déchets végétaux et animaux) pour cuisiner et se chauffer.

Mesdames et Messieurs,

Reconnaissant l’importance de l'énergie pour le développement durable, l'Assemblée générale des Nations Unies a proclamé dans sa résolution 65/151, l'année 2012, Année internationale de l'énergie durable pour tous. A cette occasion, le Secrétaire général a lancé une initiative mondiale sur l'énergie durable pour tous.

Trois objectifs interdépendants ont été ainsi fixés pour l’horizon 2030 dans le cadre de cette initiative :

1. Assurer l'accès universel aux services énergétiques modernes ;
2. Doubler le taux global de l'amélioration de l'efficacité énergétique ; et
3. Doubler la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique mondial pour atteindre au moins 30% de l’offre d’énergie.

La République Démocratique du Congo, à l’instar de plusieurs pays du monde a adhéré à cette initiative mondiale qu’elle trouve conforme à ses objectifs de développement économique et de réduction de la pauvreté.

C’est dans ce cadre et suivant les directives du Secrétaire général des Nations Unies et après accord du Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité, représentant le Gouvernement congolais pour cette initiative, que le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a accompagné la RDC dans la réalisation d’une évaluation rapide de l’état des lieux et des besoins ainsi que l’analyse  des  gaps à combler pour l’atteinte des objectifs retenus pour 2030.

Mesdames et messieurs,

Ce rapport-pays qui est soumis aujourd’hui à votre appréciation et approbation, est l’aboutissement d’un processus d’investigation, d’échange et d’analyse de données qui s’est déroulé de novembre 2012 à juillet 2013.   

Comme vous le verrez, la stratégie d’ensemble proposée par les consultants pour l’atteinte en RDC des trois objectifs de « l’Initiative Energie pour tous en 2030 » est à la mesure des défis à relever.

Il s’agira tout d’abord de disposer d’un  « cadre d’action » de l’initiative, conçu pour guider les pouvoirs publics, le secteur privé et la société civile dans leurs actions de mobilisation, facilitation et suivi des efforts visant à élargir l’accès à l’énergie, promouvoir les normes et les politiques en matière d’efficacité et accroître les investissements axés sur les énergies renouvelables.  
 
L’engagement du secteur privé sera essentiel pour permettre de répondre aux besoins d’investissement colossaux identifiés dans le rapport en vue de fournir un accès universel aux services énergétiques modernes. Pour transformer en investissements concrets l’immense potentiel qui existe en RDC dans les énergies renouvelables, un environnement politique propice et des capacités renforcées devront être mis en place.

La mise en œuvre efficace de la stratégie proposée repose donc sur le développement d’un partenariat entre secteur privé, pouvoirs publics et société civile.  

La coopération technique et financière régionale (dont notamment celle du PEAC et de la CEMAC) et internationale sera nécessaire pour combler le gap qui sera laissé par l’insuffisance des moyens nationaux. Tout ceci nécessitera un réel et fort engagement politique national et international sur le long terme.   

Mesdames et Messieurs,

Je terminerai mes propos, en félicitant le Ministre des Ressources Hydrauliques et Electricité pour tous les efforts qu’il a engagés pour assurer la participation active de la RDC à cette initiative mondiale dont la mise en œuvre permettrait certainement d’accroitre de manière sensible le niveau de développement humain du pays à l’horizon 2030.

Je voudrais enfin assurer l’engagement du PNUD, en tant que partenaire technique de la mise en œuvre de l’Initiative mondiale SE4ALL » et en collaboration avec l’ONUDI,  a continué  d’accompagner le Gouvernement de la RDC dans la mobilisation des efforts de démultiplication, de partage des leçons, ainsi que dans la diffusion de l’approche et de la pratique, selon les procédés et supports les plus adéquats.

Je vous remercie et souhaite plein succès à vos travaux.