Le Gouvernement canadien réaffirme son appui à la lutte contre les violences sexuelles à l’Est

6 juil. 2017

La Ministre de développement International et de la Francophonie visite les activités des survivantes des viols au Centre Communautaire Polyvalent Buholo/Mugunga

La Ministre de Développement international et de la Francophonie du Canada, Mme Marie-Claude Bibeau a réaffirmé l’appui de son Gouvernement au Programme et projets de lutte contre les violences sexuelles et de renforcement des pouvoirs économique des populations vulnérables.

C’était à l’occasion de sa visite de deux jours à Goma dans la province du Nord-Kivu où elle a palpé du doigt les réalisations du Programme conjoint « Tupinge Ubakaji » en français « luttons contre les viols ».

« Après cette visite, je suis fière que mon pays, le Canada finance ce programme qui offre toute une gamme des services aux victimes des violences sexuelles sous un même toit. Le Canada va continuer à financer les activités de lutte contre les violences parce que les femmes et les jeunes filles sont au cœur de notre nouvelle politique d’une part et d’autres parts parce qu’elles sont malheureusement les plus vulnérables face à la violence, la pauvreté » a souligné Mme Marie-Claude Bibeau.

Accompagnée de l’ambassadrice du Canada en RDC et des Chefs d’agences onusiennes impliqués dans la mise en œuvre de ce programme, Mme Bibeau a visité tour à tour l’hôpital Kyeshero et le Centre Communautaire Polyvalent Buholo/Mugunga de Goma. Les deux structures s’occupent des survivantes des violences sexuelles, la première à travers le "ONE STOP CENTER" qui est un guichet unique de prise en charge holistique mis en place pour répondre aux besoins médicaux, psycho-sociaux, juridiques et la réinsertion des bénéficiaires. La seconde  offre aux  bénéficiaires une panoplie d’apprentissages et formations dont la fabrication des savons et des jus, la couture, l’agriculture, l’élevage, la culture des champignons, le tissage des paniers et des petits commerces.

Financé à hauteur de 18 millions des dollars américains pour une durée de 5 ans par le Gouvernement Canadien, le Programme de lutte contre l’impunité, d’appui aux victimes des violences sexuelles et basée sur le genre et d’autonomisation des femmes à l’est de la RDC redonne le sourire aux survivantes.

Parlant au nom de toutes les agences du Système des Nations Unies impliquées dans la mise en œuvre de ce programme, Mme Priya Gajraj, Directeur Pays du PNUD, a souligné que « l’appui du Canada a contribué à la lutte contre l'impunité, à prévenir et à protéger contre les violences sexuelles, à intégrer la lutte contre la violence sexuelle dans la réforme du secteur de la sécurité et à améliorer l'accès des victimes à l'aide et aux services juridiques en RDC ». 

En République démocratique du Congo l’appui du Canada a permis de :

  •  briser le système d’impunité qui était presque institutionnalisé et la culture de silence qui existe autour de la violence basée sur le genre et l’impunité ;
  • appuyer les filles et les femmes  à rompre le cycle de la violence et à contester l'impunité qui entoure les violations des droits à la personne - en quête de guérison et de justice ;
  •  aider les femmes et les filles à s’autonomiser, à améliorer leurs conditions de vie et à les rendre capables de retrouver le respect et l’estime de soi en s’attaquant à la pauvreté et à la stigmatisation ;
  • sensibiliser les institutions judiciaires, étatiques et la communauté à s’engager dans la lutte contre l'impunité des auteurs de violences sexuelles.

 Dans l’ensemble, la Ministre canadienne a apprécié à sa juste valeur les résultats positifs et l’impact de ceux-ci sur la vie et le mieux-être des bénéficiaires directs et indirects du Programme « Tupinge Ubakaji ». Selon elle, les femmes sont fortes et efficaces quand on leur donne des moyens et la capacité, l’éducation. Elles peuvent être des acteurs de changement, de développement et de paix. « C’est pour cette raison qu’on veut encourager tous nos partenaires à s’assurer que les femmes sont mises au cœur de leurs projets et programmes et qu’on renforce leurs pouvoirs économiques ». A-t-elle conclut.

 Ce programme est mis en œuvre par le Programme des Nations unies pour Développement (PNUD), le Fonds des Nations unies pour la Population (UNFPA), l’Organisation des Nations unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) et le Bureau des Nations unies pour les Droits de l’homme (BCNUH) dans cinq Provinces : Nord Kivu et Sud-Kivu, l’Ituri, Bandundu et Kinshasa.

 Clarisse Museme