Journée mondiale de l’environnement : Rapprochons-nous de la nature !

5 juin 2017

Plantation symbolique d'arbres sur le site de l'Université de Kinshasa par les autorités nationales et les représentants des Nations Unies

« Rapprocher les gens de la nature », le thème de la Journée mondiale de l'environnement 2017, nous invite à de chez nous, à nous rendre dans la nature, en apprécier sa beauté et son importance et à répondre à l'appel lancé pour la protection de la Terre que nous partageons. A Kinshasa, le Représentant spécial du Secrétaire général (RSSG) des Nations Unies en République démocratique du Congo (RDC), le Directeur Pays du PNUD, le Ministre de l’Environnement, Développement Durable et les responsables de plusieurs institutions actives dans la protection de l’environnement ont participé aujourd’hui à la célébration de la Journée mondiale de l’environnement. Cette activité a eu lieu à l’Ecole Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT) de Kinshasa. Des échanges et débats ont eu lieu sur la préservation des aires protégées. Plus de 200 participants, étudiants, techniciens et maraîchères ont participés aux débats.

Lors de son discours d’ouverture, le RSSG a déclaré que « L’objectif de développement durable 13 incite à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions. Dans cette perspective, les Nations Unies réitèrent leur engagement et leur soutien à l’Accord de Paris dont la RDC est signataire. Elles ont réaffirmé vendredi leur engagement à mener les efforts face au défi indéniable que représente le changement climatique. Soulignant que l'action climatique est « imparable », le Secrétaire général a exhorté tous les gouvernements du monde entier « à maintenir le cap » et à rester déterminés à mettre en œuvre l'Accord de Paris ».

Le Ministre de l’Environnement, Développement Durable a quant à lui souligné que « Nous avons une responsabilité historique de léguer à notre descendance un environnement sain pouvant leur permettre de s’épanouir convenablement. Pour donner un cachet spécial à cette célébration, mon Ministère décrète ce mois de juin mois de l’environnement ».

En RDC, des millions de personnes travaillent en connexion avec la nature

Les Nations Unies ont saisi cette occasion pour appeler la RDC à s’engager urgemment et avec détermination sur une trajectoire de développement durable pour tous et qui réduira les activités humaines ayant des conséquences négatives sur l’environnement et les changements climatiques. Elles souhaitent également que les voix des peuples autochtones puissent être entendues et prises en considération dans l'élaboration des initiatives de protection de l’environnement et que la société civile joue un rôle clé dans la lutte contre les changements climatiques et la déforestation.

En effet en République démocratique du Congo, des millions de personnes vivant en milieu rural passent chaque journée de travail « connectées à la nature ». Elles sont pleinement conscientes de leur dépendance à l’environnement pour leur subsistance et leur bien-être. Ce sont ces populations qui sont parmi les premières à souffrir lorsque les écosystèmes sont menacés, que ce soit par la pollution, le changement climatique ou la surexploitation des ressources.

Sur le site de l’Ecole Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrée des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT), le personnel travaillent avec un groupe de 25 mamans maraîchères. Cette initiative a lieu dans le cadre du projet CAMPUS VERT pour la promotion de l'agroforesterie comme une des réponses aux changements climatiques en RDC. Ce projet est une collaboration entre Nature+, Gembloux Agro-Bio Tech (ULg) et l'ERAIFT. Il est mis en œuvre sur le site de l'ERAIFT et financé par l'Agence Wallonne de l'Air et du Climat (AWAC).

Les agricultrices impliquées dans le projet campus vert sont conscientes des défis à relever pour protéger l'environnement. Maman Wivine est maraichère sur le site de l’ERAIFT depuis bientôt une année. Elle cultive les légumes avec d’autres plantes sur un sol sablonneux.  « Le travail est ardu et le sol est pauvre » déclare Wivine. « C’est pourquoi notre accompagnatrice de l’ERAIFT nous encourage à remplacer les acacias et les eucalyptus par les espèces locales qui fertilisent le sol. Elle nous a dit que les feuilles manguiers et d’autres espèces locales fertilisent le sol. Tout en cultivant, nous prenons soins des plantules afin qu’elles tiennent et croissent pendant la saison sèche. La difficulté que nous rencontrons ici est l’approvisionnent en eau. Un puits vient d’être creusé dans les environs, nous attendons d’être servies ». Les mamans maraîchères cultivent l’espoir de transformer l’environnement en rendant le sol fertile au profit de leurs cultures. Leur travail est un exemplepour toutes et tous en cette Journée Mondiale de l'Environnement.