Sud-Kivu : Le Japon poursuit son assistance en faveur des populations vulnérables

7 mars 2017

Travaux à haute intensité de main d'oeuvre, Sud Kivu. Crédit photo: PNUD RDC / Aude Rossignol

Les territoires d'Uvira et de Walungu au Sud Kivu ont été ciblés par le nouveau projet financé par le Japon pour la stabilisation sociale et la protection des groupes vulnérables dans les communautés touchées par le conflit. Ce projet financé par le Gouvernement du Japon à hauteur de 1.000.000 USD et le PNUD va également contribuer à la protection des groupes vulnérables grâce à l'intégration socio-économique des personnes déplacées, des rapatriés et des réfugiés.

1 100 ménages, soit environ 6 600 personnes vont bénéficier de ce projet.  A travers une méthodologie adaptée au contexte de relèvement communautaire, appelée l’approche 3x6+, les populations participeront à la réhabilitation de leurs structures, renforceront la cohésion sociale et initieront des activités génératrices de revenus.

Des consultations avec les communautés locales ont permis d’identifier les besoins immédiats afin que le projet réponde aux attentes précises des communautés des localités ciblées. Pour Alexis Mangaiko, délégué du chef de groupement Luvungi/Itara ce projet va considérablement améliorer leurs conditions de vie « Luvungi est une zone agricole, les routes qui seront réhabilitées faciliteront certainement la commercialisation des produits paysans ».

Également bénéficiaire, Bertin Byamungu, chef de poste d’encadrement administratif représentant les populations de Kamanyola, confie que « ce projet vient à point nommé, car les petits ponts qui relient les localités pour faciliter la circulation des biens et des personnes vont être réhabilités. Il en est de même du bâtiment administratif de la localité qui est pratiquement inexistant » dira-t-il très enthousiaste. Il espère surtout que ce projet permettra à Kamanyola de devenir enfin une commune !

Protéger les plus vulnérables 

Parmi les autres axes d’intervention du projet, le renforcement des services administratifs de base pour la protection des groupes vulnérables, et la cohésion sociale entre les réfugiés et les communautés d'accueil. À ceux-là, l’on ajoutera, l’intégration socio-économique des groupes vulnérables et la mise en place de services sociaux de base sur le VIH/Sida et le genre qui seront fournis aux groupes vulnérables.

Marcellin Cishambo Ruhoya, gouverneur de la province du Sud-Kivu espère que ce projet mènera à la prospérité et à la pacification des deux localités de Kamanyola et Luvungi. Il a salué lors du comité de pilotage du projet la démarche du PNUD d’impliquer en amont les populations bénéficiaires, car « avec une telle démarche, je n’ai aucun doute que ce projet sera un succès, comme du reste les autres projets à l’initiative du PNUD dans d’autres localités de la province ».

Le projet pour la stabilisation sociale et la protection des groupes vulnérables dans les communautés touchées par le conflit dans la province du Sud-Kivu, est également le fruit d’un long partenariat entre le PNUD et le Gouvernent du Japon, comme l’atteste Etienne De Souza, Team leader au PNUD « le Japon fait aujourd’hui partie des partenaires fidèles du PNUD en RDC. Depuis près de 7 à 8 ans, nous avons de façon constante des appuis du gouvernement japonais pour mettre en œuvre un certain nombre de projets, dans le Nord Kivu, le Sud Kivu et au Sud Ubangi ».

Kamanyola et Luvungi sont des zones caractérisées par des conflits intercommunautaires et les tensions restent élevées en raison de la pauvreté, des difficultés liées à la gestion des terres et aux enjeux de la gouvernance locale. Par conséquent, les communautés d'accueil et les réfugiés restent vulnérables et nécessitent un soutien immédiat pour leur intégration socio-économique. Le projet vient donc contribuer à stabiliser ces localités, mais également amorcer un processus de dynamisation de l’économie locale. Il est en effet important d’accompagner les communautés qui accueillent les réfugiés pour que les tensions locales existantes ne soient pas exacerbées.

Le comité de pilotage qui marquait le lancement du projet s’est tenu le 24 février à Bukavu sous la présidence effective du gouverneur de la province du Sud-Kivu, Marcellin Cishambo Ruhoya.

 

Fatou Tandiang

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