VIH en milieu carcéral, des données fiables désormais disponibles

12 nov. 2016

Le tests rapides permettent d'établir le statut sérologique des candidats au dépistage à partir d'une goutte de sang. En cas de doute, un test approfondi est effectué avec une prise de sang.

Les détenus constituent une couche autrefois oubliée dans la réponse au VIH en RDC alors que dans ce milieu plusieurs pratiques à haut risque d’infection sont enregistrées. Récemment, grâce à l’implication effective du Ministère de la Justice et à l’appui du PNUD, une stratégie d’intervention de lutte contre le VIH/SIDA en milieu carcéral a été développée et mise en œuvre. Jusqu’en 2015 en effet, la RDC ne fournissait pas de données sur les activités VIH en milieu carcéral dans son rapport annuel de progrès sur la lutte contre le VIH/SIDA.
Dans cette perspective du 28 septembre au 02 octobre 2016 les occupants de la prison de Bukavu et les communautés avoisinantes ont bénéficié d’une campagne de dépistage volontaire du VIH. Au cours de celle-ci, 1478 personnes ont été sensibilisées sur le VIH. Parmi elles, 1228 hommes et 250 femmes. 232 hommes et 183 femmes se sont fait dépister au sein de la prison. 
Pour ce qui est de la séropositivité (prévalence), elle est de 20/415, soit 4.8 % au total, répartis comme suit : 10/232 soit 4.3 % chez l’homme contre 10/183, soit 5.4% chez la femme. Pour ce qui est de la tranche d’âge la plus touchée par l’infection à VIH, elle est comprise entre 25-49 ans chez les hommes avec 9 cas/10 et chez les femmes dans 6 cas/ 10.
S’agissant des populations environnantes, 457 personnes dont 351 hommes et 106 femmes ont été dépistées volontairement.
Cette campagne à la prison de Bukavu intervient après celles menées aux prisons centrales de Kinshasa, Mbuji-Mayi, Bunia avec l’appui technique et financier du PNUD.
Sylvie Mutonda, auteur du rapport sur la campagne de dépistage du VIH/SIDA dans la prison centrale de Bukavu, dans le cadre de la lutte contre la discrimination et la stigmatisation liées au VIH et les violences sexuelles basées sur le Genre, informe que « au cours des séances de sensibilisation auprès des hommes et femmes en milieu carcéral, des cas de rapports homosexuels, hétérosexuels ont été signalés au sein de la prison. Il en va de même pour l’offre des services sexuels des professionnelles de sexe aux prisonniers, l’usage des sachets en plastique à la place des préservatifs pour certains, le partage des objets tranchants, telles les lames de rasoir ». Autant de comportements à risque qui doivent encourager les dépistages réguliers pour aider à la prise en charge médicale rapide des personnes infectées par le VIH/Sida.

Dépister pour orienter vers une prise en charge médicale

Toujours au cours de cette campagne, 64 gardes pénitenciers dont 62 hommes et 2 femmes ont également bénéficié du dépistage. Sur les 62 cas dépistés chez les hommes, 4 cas positifs ont été enregistrés soit 6.4 % de séropositivité, quant aux femmes, 1 cas positif a été enregistré. Ils ont été directement orientés vers une prise en charge médicale, mais le plus grand défi reste l’accès aux préservatifs, l’accès à la bonne information sur le VIH, la sexualité responsable et l’accès à l’alimentation saine et équilibrée avec la prise des antirétroviraux en prison.  
Le secteur de la justice et droits humains dans la lutte multisectorielle contre le VIH et le SIDA en RDC bénéficie aujourd’hui de données fiables sur le VIH en milieu carcéral.

Les démarches en RDC de sensibilisation, dépistage au VIH/Sida  et prise en charge médicale des personnes entre dans l’effort mondial ayant pour cible « 90 90 90 ». Celui-ci consiste à définir des résultats ambitieux et réalisables à atteindre à l’horizon 2020 : 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut sérologique, 90% de toutes les personnes infectées par le VIH dépistées reçoivent un traitement antirétroviral durable et 90% des personnes recevant un traitement antirétroviral ont une charge virale durablement supprimée.

Erick Ngoie
 

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Congo (République démocratique du) 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe