Our journey to the Gold

18 oct. 2016

La RDC en marche vers l'autonomisation des femmes

Défis et espoirs de l'autonomisation des femmes en République démocratique du Congo

Le Bureau de la RDC  a obtenu en 2016  le prix  de Gold pour ses efforts en matière du Genre. Ce prix consacre la reconnaissance d’un travail de grande valeur et récompense l’engagement du Bureau pour la cause de l’équité et de la parité tant en son sein qu’en dehors c’est-à-dire la société  congolaise. Loin d’être un simple exercice d’évaluation le Gender Equality Seal initiative », GES en sigle, est un  processus  de certification de la performance des bureaux pays dans la prise en compte du genre.  Il s’est effectué à deux niveaux  à savoir : l’autoévaluation ou évaluation interne (Bureau de la RDC avait obtenu le prix Argent,) et l’évaluation externe qui a consacré l’obtention de l’Or. C’est dans cette optique que la RDC est heureuse de partager son expérience.   

1. L’engagement du Bureau de la RDC  dans le GES

Le Bureau a affirmé son ambition à se positionner comme capable de contribuer à une histoire attrayante en matière de genre au sein de l’institution.  Une stratégie holistique devant conduire au succès.

2. Orientations claires du Senior Management et mobilisation de tous les staffs au sein du Bureau

Le Bureau a été fortement motivé par les orientations claires données par le Senior Management. Le message clé consistait à se mobiliser tous et toutes pour réaliser le pari. Les encouragements du Senior Management ont porté leurs fruits pour inciter à un travail plus interactif dans le but de restituer un récit holistique du travail du Bureau en matière de genre. Un compte rendu régulier a étét réalisé au cours des diverses réunions du Bureau notamment le Programme and Operations Meetings (POM) et le Monday Management Meeting (MMM) pour évaluer les progrès dans la préparation et cerner les contraintes pour y remédier.

3. Mise en place d’une Task  force sur le GES

Le Bureau dispose d’un mécanisme structurel dédié à la promotion du Genre. D’une part, une entité Genre qui a la mission d’assurance qualité pour la problématique et appuie les efforts de traçabilité du genre dans les interventions du PNUD. D'autre part, des points focaux Genre sont désignés à travers un mémorandum signé par le Directeur pays constituant une équipe focale genre du Bureau. L’analyste GENRE en assure la coordination technique avec la supervision du Senior Management qui  organise d’ailleurs des réunions mensuelles pour renforcer la culture genre au sein du Bureau.

Cette équipe a assuré la préparation technique du processus. Une répartition des tâches a été opérée à la lumière de la feuille de route subséquente aux observations de l’auto évaluation  et des étapes prochaines sur l’engagement vers la quête du Gold.  La mutualisation des expériences au sein du Bureau a permis de mieux assurer la circulation de l’information et d’améliorer la cohérence dans le rendu de l’histoire du Bureau en matière des résultats transformationnels sensibles au Genre.

4. Restitution de l’histoire du Bureau en matière du genre :

La task force a eu comme travail essentiel d’abord de réunir tous les résultats sensibles au genre au sein du Bureau et dans la société congolaise auxquels le PNUD a contribué. Ceci a été un travail collectif impliquant toutes les unités programmatiques, le VNU, les Opérations. A l’issue de ce travail un rapport reprenant les résultats sensibles au Genre les plus déterminants a été élaboré. Ensuite  la mémoire du Bureau retracée a pu servir de fil conducteur à la construction d’une compréhension partagée de la valeur ajoutée du travail du PNUD en matière du Genre.  Enfin, préparer les éléments de langage requis et de produire des notes sectorielles devant guider les échanges au sein du Bureau.

5. Nécessité de rendre plus crédibles les évidences sur les changements transformationnels  en matière de genre

Un défi important dans la conduite du processus était la qualité des sources des  informations se rapportant aux changements transformationnels renseignés dans nos rapports. La RDC demeurant un pays dont le système statistique est en pleine reconstitution, la crédibilité de nos affirmations devraient être étayée par d’autres sources extérieures. Les rapports internationaux des institutions aussi variées que l’OCDE, la Banque Africaine de Développement, l’Union Européenne, les recherches universitaires  notamment les thèses de doctorat soutenues, les rapports ministériels  ainsi que les évaluations externes du PNUD, ont servi de soutien heuristique important au travail du PNUD  alors que le témoignage des personnes sur terrain à Kinshasa comme à Goma  venait renforcer ce crédit. 

6. Implication holistique des acteurs et actrices clés

Il était important d’interagir avec différents points focaux genre de nos partenaires extérieurs dont le Gouvernement, la société civile, les médias, les entreprises privées et les universités ainsi que les missions de coopération et les organisations multilatérales.

Ces interactions ont été menées dans un climat de convivialité et de franchise débouchant ainsi sur un référentiel commun dans l’identification des changements observés en matière du genre et la traçabilité du rôle joué par le PNUD. Alors que ces séances de dialogue de proximité se menaient, le Bureau réalisait davantage l’évidence d’un travail de qualité mené. Ceci a pu accroître la détermination des collègues à ne plus sacrifier une telle performance sur l’autel de la résistance éventuelle à la cause de l’équité du genre tant au sein du Bureau que dans les interventions du PNUD. On peut comprendre que le processus a libéré le potentiel qui s’endormait  au sein de chaque Collègue qui découvre dans son historicité personnelle la passion d’œuvrer pour une société plus juste et plus équitable.

7. Les résultats les plus stratégiques ayant fait la différence 

Le travail du PNUD en matière du genre a été de plus attrayant pour deux raisons : l’approche d’appui et la qualité des résultats obtenus.

L’approche est systémique  consistant à :  (i) travailler avec le Gouvernement et le Parlement pour rendre les lois et les politiques publiques plus sensibles au Genre, (ii), appuyer la société dans son rôle de plaidoyer et  de surveillance citoyenne en matière du Genre ; (ii) soutenir les Universités dans la recherche sur les questions du Genre ; (iv) aider les médias pour assurer une communication sociale propice au changement des comportements en matière du Genre ; (v) bâtir une communauté de travail avec les partenaires bi et multilatéraux en appui à la Contrepartie nationale ; (vi) soutenir les Organisations des femmes comme avant-garde du changement structurel sur les questions des rapports sociaux

Quant à la qualité des résultats, le Bureau en a obtenu de très stratégiques contribuant à positionner la RDC à la 6ème place de 10 meilleures performances des pays africains en termes d’opportunités pour l’autonomisation économique des femmes (Source, Rapport BAD), à réduire le taux des violences sexuelles à l’Est de la RDC (Source Rapport Conseil de Sécurité) ;  à améliorer et accroitre les capacités des femmes dans la  création des entreprises en RDC (Source Rapport OCDE).

8. Les images mieux que les mots pour convaincre

Dans sa stratégie de communication, le Bureau était conscient que le récit des changements se portait mieux avec les images qu’avec les mots. Un documentaire fut élaboré reprenant les grandes réalisations en matière du genre. Les témoignages des femmes comme des hommes concernés par les interventions mettaient en évidence la vivacité des bénéficiaires et la joie d’avoir pu changer leurs conditions de vie suite aux actions entreprises. Ces images, mieux que les mots, touchent les cœurs et ne rendent pas insensibles les personnes devant apprécier  nos efforts.

9. La consécration de la victoire

L’Equipe indépendante venue du Siège pour assurer l’évaluation savait que le Bureau avait déjà été gratifié d’un score en Silver lors du processus engagé en 2014. Les défis étaient énormes cette fois-ci, car le processus devait s’ouvrir au dialogue avec les partenaires extérieurs (Contrepartie nationale, bailleurs et agences des Nations Unies). En toute indépendance, la liste des personnes à contacter a été élaborée et validée par l’Equipe, les sessions de dialogue menées dans la franchise et la transparence requises, les avis ont été émis par les divers acteurs et diverses actrices sollicités. La présentation  du rapport de la mission d’évaluation GES  a été un moment fort et palpitant qui tenait tout le Bureau dans l’émotion extrême du Représentant Résident, au Directeur pays jusqu’au chauffeur. Le mot attendu est prononce quand la Consultante Jocelyne Talbot note que le Bureau avait obtenu 94,4 % et que l’équipe proposait  la certification Gold au Bureau Pays. Les émotions sont libérées, mais le Bureau attend la confirmation officielle. Quelques mois plus tard, elle arrivera le 06 septembre 2016.

10. Les perspectives à l’issue de GES

Ayant permis de mettre en évidence le potentiel du Bureau en matière du genre, le Bureau a saisi le GES comme une opportunité pour maintenir constante la mobilisation des staffs et  accroitre l’engagement de tous et de toutes dans la promotion du genre. Le Gold  demeure donc un point de départ, et non un point d’arrivée dans le long voyage du Bureau vers la transformation structurelle des rapports sociaux et de l’autonomisation des femmes en RDC.

 

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