Réfléchir et agir pour réduire les risques liés aux catastrophes

13 oct. 2016

Quartier de Ndanu, Limete. La rivière Ndjili déborde régulièrement. Les déchets amoncelés sur les rives concourent à la détérioration des conditions de vie. Photo: PNUD RDC / Aude Rossignol / 2016

En octobre 2015, des centaines de foyers de Kinshasa ont été affectés par les inondations pendant la saison des pluies. Les périphéries défavorisées de la capitale ont été les plus touchées. Les catastrophes naturelles touchent régulièrement la RDC, et la création de mécanismes de prévention et de préparation est une étape indispensable pour réduire les pertes en vie humaines et les dégâts matériels. Plusieurs initiatives sont en cours.

Le quartier Ndanu de Limete est une zone où habitent actuellement environ 50 000 personnes. C’ était autrefois une communauté de cultivateurs établie sur des terrains constitués de rizières. Cette aire a grandi rapidement avec l’exode rural accéléré des années 2000. Ndanu se trouvant sur une nappe phréatique et au bord de la rivière Ndjli, les pluies diluviennes envahissent régulièrement les cours des parcelles.  Les caniveaux bouchés par les déchets ne permettent pas l’évacuation des eaux stagnantes et posent des problèmes d’hygiène, tels que les maladies véhiculées par les moustiques.

Dans le cadre des Initiatives des Volontaires des Nations Unies (VNU) pour la Paix et le Développement, deux volontaires du PNUD et de la MONUSCO ont soutenu, l’établissement primaire de Bondimi, un établissement du quartier. Ils ont contribué à la réalisation de travaux de rehaussement du niveau de l’école pour prévenir de futurs dégâts des eaux, ainsi qu’à des travaux de peinture.

Boniface Kabamba Bel Kashama, directeur de l’école, témoigne « Nous sommes confrontés régulièrement aux problèmes d’inondations. En décembre 2015 nous avons perdu beaucoup de matériel, dont des livres. Et les toilettes ont été détruites par la montée des eaux. Les digues du quartier ne sont ni assez hautes, ni assez solides pour protéger les édifices. Les infrastructures devraient être rehaussées et réhabilitées… L’appui des volontaires des Nations Unie a été un rayon de soleil. Les parents des élèves sont heureux des travaux réalisés. Notre école qui compte 300 élèves peut à nouveau accueillir les enfants dignement. »
 

Le PNUD accompagne les acteurs locaux de manière globale et stratégique sur la prévention des risques liés aux catastrophes en RDC. Depuis mars 2015, le PNUD soutient le gouvernement, à travers le Ministère de l’Intérieur et Sécurité, dans le « Renforcement des Capacités pour la Réduction des Risques de Catastrophes ». Ce projet, qui prend fin en décembre 2016, a poursuivi comme principal objectif le renforcement du cadre et des capacités institutionnels pour la réduction des risques en RDC. Pour répondre à l’Objectif 5 du Cadre de Sendai 2015-2030, le pays se doit se doter d’une Stratégie pour la Réduction des Risques de Catastrophes (RRC). Cette sstratégie est en cours de finalisation. 45 experts-clés membres de la Plateforme nationale RRC ont été déployés dans deux zones à risque de Kinshasa,  affectées par les catastrophes (Limete et Matete) pour y réaliser des études de terrain. Un atelier de validation de cette stratégie a lieu ce 13 octobre, dans le cadre de la journée internationale de prévention des catastrophes.                            

 

L’indispensable participation des populations locales

 

L’ébauche de Stratégie Nationale de Réduction des Risques de Catastrophes (RRC) a été compilée à l’issue des consultations du PNUD sur le terrain avec les directions de Protection Civile et les services de gestion de la RRC dans un échantillon des provinces (Bunia, Goma, Bukavu et Matadi) et de façon  inclusive avec les parties prenantes sur place.

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Emmanuel a participé aux travaux de réhabilitation de l'école primaire de son quartier, suite aux inondations à Limete. Photo: PNUD RDC / Aude Rossignol / 2016

 

Dans la prévention des catastrophes et les interventions de réhabilitation, les populations locales jouent un rôle clé.  C’est le cas d’Emmanuel, 23 ans, qui habite le quartier de Ndanu à Limete. Ancien élève de l’école primaire de Bondimi, il a étudié le droit pendant deux ans mais a dû arrêter en 2013, faute de moyens. Depuis il vit au jour le jour, en fonction des petits boulots qu’il peut trouver. Malgré sa situation précaire,  Emmanuel a participé comme volontaire aux travaux de réhabilitation de l’école primaire, avec le programme des VNU. « Ces travaux me tenaient à cœur pour apporter un meilleur cadre d’étude aux enfants du quartier. Nous avons collaboré avec plusieurs autres jeunes habitant dans cette zone. Ici nous faisons face à plusieurs difficultés : les inondations régulières, le manque d’emploi et de formation pour les jeunes. A Kinshasa la vie est dure. C’est difficile de nourrir une famille, d’éduquer des enfants. Sans étudier ici tu n’es rien. Moi je souhaite pouvoir prendre ma vie en main et m’organiser. Pour cela je cherche activement du travail et des moyens pour reprendre mes études. »

Prochainement à l’école primaire de Ndamu, il restera encore un appui à donner pour le réaménagement des toilettes. D’autres agences des Nations Unies apporteront leur soutien. La journée de réhabilitation des toilettes aura lieu en novembre 2016 avec l’appui de l’UNICEF.

Les experts nationaux et les représentants de la protection civile du Nord et du Sud Kivu, de l’Ituri et du Congo central ont validé ce 13 octobre la Stratégie pour la Réduction des Risques de Catastrophes, moyennant intégration de leurs commentaires.  Cette étape importante donnera lieu à la promulgation du décret sur la la Plateforme nationale RRC, un projet actuellement à l’étude au niveau des autorités. Ce décret donnera naissance à un mécanisme officiel de prévention et de préparation aux catastrophes.

 

Clément Lachenal et Aude Rossignol

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