Rendre le sourire aux détenues de la prison de Mbandaka

22 juin 2016

Les enceintes réhabilitées du pavillon des femmes de la prison centrale de Mbandaka. Photo: PNUD RDC / Marc Ngwanza

Le pavillon des femmes détenues à la prison centrale est une lueur d’espoir dans l’univers carcéral de Mbandaka. La prison construite en 1929 par les Belges héberge aujourd’hui 300 détenus dont 8 femmes, certaines présentes avec leurs enfants. En  87 ans d’existence, les lieux n’ont jamais été réhabilités. Un seul pavillon possède encore des enceintes closes : il  héberge les pensionnaires jugés dangereux, tous logés à la même enseigne : militaires, policiers, civils et adolescents.

Avant les travaux réalisés dans le pavillon des femmes, les détenus hommes et femmes passaient dans la journée dans la cour commune, avec tous les risques que cela peut comporter. Aujourd’hui les choses ont changé. « Le nouveau  pavillon humanise la privation de liberté. C’est une joie et une fierté de travailler dans ces conditions.  Les détenues logent à présent dans des cellules individuelles sur un lit avec matelas et une moustiquaire. Elles disposent chacune d’un meuble pour ranger les effets personnels. Les pensionnaires ont de l’eau grâce à un réservoir d’une capacité de 2000 litres. Elles disposent d’une toilette et d’une douche qu’elles maintiennent propre » confie Marie Hélène Yuwe Bolala, directrice adjointe de la prison et responsable du pavillon des femmes. « Dormir sur un matelas avec un drap, une couverture et sous une toile moustiquaire en prison relève du luxe réservé aux femmes détenues alors les hommes passent la nuit à même le sol sur des nattes » déclare Marie Hélène. Elle souhaite à présent le démarrage de la formation en coupe et couture afin d’occuper les détenues pendant la journée  et de leur donner une perspective d’avenir au sortir de la prison.

La quarantaine révolue, Mboyo soutient que les conditions de détention ont été sérieusement améliorées. « J’ai été condamnée à 3 ans  et je suis ici avec mes trois enfants mineurs parce que je n’ai personne à Mbandaka pour les prendre en charge. Mes petits sont maintenant dans des conditions acceptables. Ils dorment sur un matelas et une moustiquaire. En plus, une possibilité de formation en coupe et couture s’offrira bientôt à moi ».

Transformer le concept d’emprisonnement

Le Programme Pluriannuel d’Appui à la Justice (PPAJ) soutenu par le PNUD et la MONUSCO a fait l’une de ses priorités la réhabilitation du pavillon femmes de la prison centrale de Mbandaka dans le cadre de la réforme pénitentiaire. Il s’agissait d’améliorer les conditions de détention et de favoriser la réinsertion socio-économique. Après une évaluation entre le ministère provincial de la Justice, le PNUD et la MONUSCO une entreprise recrutée a exécuté les travaux de réhabilitation pour un coût global de 52 000 dollars et en prenant en compte la sexospécificité des besoins. Le pavillon a été équipé en mobiliers et matériaux évalués à 20 000 dollars comprenant lits, matelas, tables, ustensiles et ainsi que des machines à coudre. Le pavillon rénové a été remis officiellement au ministère de la Justice et Droits Humains en avril 2016.

A cette occasion, Oumar Diallo, Coordonnateur du PPAJ au PNUD, a déclaré « qu’il est de la responsabilité de chaque intervenant dans le domaine de la justice et plus particulièrement de la chaîne pénale de transformer le concept de l’emprisonnement. Ce dernier est souvent caractérisé par une perte de temps exaspérée par la souffrance et l’humiliation dans une période qui devrait être propice pour le développement personnel. Un apprentissage préalable à la libération et à la réinsertion sociale de l’individu serait un bénéfice pour la société dans son ensemble ».

Le Programme Pluriannuel d’Appui à la Justice vise à renforcer la chaîne pénale en développant les capacités de tous ses acteurs en République démocratique du Congo. Il comporte cinq parties à savoir : l’Appui à la coordination sectorielle; l’Appui à l’Administration pénitentiaire; l’Appui à la Police judiciaire; l’Appui aux Juridictions; l’Appui aux Hautes Juridictions et au Conseil Supérieur de la Magistrature. En mars 2016, le PNUD et la MONUSCO avaient participé à la remise de brevets aux dix-neuf détenues de la prison centrale de Makala à Kinshasa.

Marc Ngwanza

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