Catastrophes naturelles : le parcours difficile de la reconstruction

24 juin 2016

Le nouveau site de relocalisation des sinistrés à Kasheke (Walungu, Sud Kivu), aménagés avec le soutien du PNUD.

A l’Est de la RDC, près de 90 ménages relocalisés sur le site de Kasheke essaient de se reconstruire après que des éboulements de terres d’un dénivelé de 30 mètres aient emporté leurs maisons, leurs champs et leur bétail en 2015. Le nouveau site de 13 hectares offert aux sinistrés par un particulier congolais se trouve à 5 km du lieu du sinistre. Ce  site sélectionné par le Gouvernement provincial et la Protection civile a été aménagé grâce à l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) à la demande des autorités provinciales. L’appui du PNUD s’inscrit dans le cadre des activités prioritaires 2015 du Projet RRC (Réduction des Risques de catastrophes Naturelles en RDC) qui vise la prévention et la réponse aux catastrophes naturelles. Ce projet est venu en appui à une démarche qui avait déjà été entreprise de manière autonome par la communauté et les autorités provinciales.

La zone sinistrée est située à Lushebeye, un des quatre villages du groupement d’Ikoma, dans le territoire de Walungu, province du Sud-Kivu. Ikoma est un groupement d’environ 39.444 habitants. Les bénéficiaires de l’intervention représentent 2.288 habitants directement dont plus de 80% composé des femmes et enfants. Des abris ont été construits et un puit d’eau a été aménagés pour améliorer les conditions de vie des familles relocalisées. Pour stabiliser le sol et prévenir d’éventuels glissements de terrain et érosions, des arbres ont été plantés à l’intérieur et autour du site. Les habitants du site Kasheke apprécient l’appui du PNUD car selon eux, les abris construits leur permettent de faire face aux intempéries et d’éviter des maladies. Le puit aménagé réduit la corvée des femmes qui devaient auparavant faire des longs trajets pour puiser de l’eau potable.

Monsieur Muderhwa Kujira, habitant du site et père de 9 enfants témoigne «  Nous avons tous été terrifiés par ces écoulements et affaissements qui ont causé la mort d’une famille entière. Nous nous sommes retrouvés démunis car nos maisons ont été ensevelies, nos champs et notre bétail détruits. Avec le soutien du PNUD, nous avons pu survivre. Mais nos besoins en nourriture, en travail, soins médicaux et l’accès de nos enfants à l’école restent des problèmes qui n’ont pas encore trouvé de solutions. Nous avons hâte de retrouver de nouvelles terres arables où nous pouvons reprendre nos activités agricoles pour parer à la faim qui nous menace ».

Mme Rebecca Birunjura, mère de 6 enfants souligne quant à elle « C’est la première fois que nous faisons face à une catastrophe de cette ampleur et nous avons dû quitter les terres occupées par nos ancêtres depuis plus d’un siècle. Nous avons été relocalisés dans ce site et nous y vivons en paix. Mais nous sommes préoccupées par le manque d’activités économiques qui risque de nous faire mourir de faim…».

Les sinistrés continuent d'exploiter leurs anciennes terres pour la culture dans l’attente de solutions à plus long terme.

Le groupement d’Ikoma connait régulièrement des glissements de terrain dont les causes ne sont pas à ce jour maitrisées. Certaines hypothèses justifient ces phénomènes par les activités sismiques importantes dans la région.  Ces phénomènes continuent d’évoluer et certains terrains de la zone présentent des affaissements impressionnants. Depuis le tremblement de terre de magnitude 5.9 survenu le 07 août 2015 au Sud-Kivu et ressenti dans les territoires environnants, les fissures déjà présentes se sont encore davantage élargies et approfondies.

Le PNUD a initié des études et analyses pour produire la cartographie des aléas du site pour préparer un mécanisme d’alerte précoce et planifier la réponse une fois les catastrophes naturelles déclarées. L’évaluation des menaces a été concentrée sur trois éléments à savoir : l’identification des menaces/aléas existant dans la zone, leur priorisation et leur caractérisation.

A l’étape d’identification, trois menaces prédominantes étaient ciblées: les érosions, les affaissements, les glissements des terrains et  les maladies des plantes. Après les menaces prédominantes aient été identifiées, il a été estimé que les affaissements couplés des glissements de terre constituent la menace la plus importante, et que leurs causes demeurent inconnues.

 

Clarisse Museme

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