Mois de la Femme : les staffs du PNUD partagent leurs expériences sur le défi de la promotion de la femme en RDC  

01 avr. 2014

imageKinshasa, les employés du PNUD célébrent le mois de la femme. Credit. Marc Ngwanza/PNUD. 2014

« C’est la femme qui est porteuse de la vie, c’est elle qui la nourrit et  c’est toujours elle qui la protège au risque même de perdre sa propre vie », a déclaré Michel Balima, directeur pays ai du PNUD/RDC à l’occasion de la célébration du mois de la femme. Selon lui, « la femme est porteuse d’un grand potentiel de transformation, elle possède des capacités pour influencer son environnement. Qu’une Journée lui soit dédiée, c’est aussi une occasion de reconnaitre son mérite après des décennies de marginalisation. Beaucoup de progrès ont été enregistrés dans les pays occidentaux et beaucoup reste à faire pour les femmes des pays en voie de développement.  Les Nations Unies en général et le PNUD en particulier appuient la mise en œuvre des programmes et projets  visant à réduire la pauvreté de la femme et à éliminer toutes les discriminations dont elle est victime».

Ce 21 mars 2014 a donc été une journée spéciale pour les femmes et les hommes du Programme des  Nations Unies pour le développement (PNUD) qui se sont donnés rendez-vous devant le bâtiment abritant leurs bureaux pour célébrer le mois de la femme. Toutes vêtues du pagne national distribué pour la circonstance, les femmes ont saisi cette occasion pour partager leurs expériences sur la problématique de la promotion du Genre en général et sur les interventions des différents programmes et projets du PNUD consacrés à la femme congolaise en particulier. 

La célébration a été ponctuée par des échanges sur les projets appuyés par le PNUD à travers le pays pour garantir et promouvoir les droits des femmes et leur accès à des services publics. 

Anastasie Manzanga, Conseillère au Programme, volet Gouvernance Locale, a souligné,  « la nécessité de renforcer les capacités des femmes à travers des formations et sensibilisations pour susciter un leadership féminin et la réhabilitation des infrastructures de base, pour améliorer et pour encourager leur participation active au service public ». Anastasie a mentionné que « grâce à l’intervention du PNUD, les femmes de la Province Orientale se sont organisées pour dresser la liste de leurs déléguées dans différentes structures provinciales. Cinq d’entre elles ont été élues  au niveau du Gouvernorat et de l’Assemblée provinciale ». 

Le PNUD appuie les projets de renforcement des capacités des femmes

Mireille Madila, Experte nationale en appui à la Réforme de la Justice, a mis un accent particulier sur le Projet Accès à la Justice qui offre aux femmes la possibilité de saisir les instances judiciaires pour tous les cas de violence,  l’accompagnement et la prise en charge des victimes de ces violences surtout à l’Est du pays où plusieurs cas sont signalés au quotidien. Rien que pour l’année 2013, plus de 1000 cas de violences ont été enregistrés et 150 affaires ont été portées devant les instances judiciaires. La valeur ajoutée de l’intervention du PNUD dans ce projet réside dans le fait que la population est sensibilisée d’abord sur les questions relatives aux violences basées sur Genre,  jadis sujet tabou.  Elle bénéficie des cliniques juridiques où elle peut trouver un accueil, une écoute et où il est possible d’orienter correctement  les victimes des violences basées sur le Genre. Le PNUD  appuie également les barreaux pour offrir l’assistance judiciaire aux  victimes des violences.

Stéphane Amani, Conseiller  au programme, Composante Moyens de Subsistance durable a, quant à lui, rappelé le contexte particulier dans lequel la femme congolaise évolue. « Ce contexte est caractérisé par des conflits armés, des guerres, des calamités, pillages et violences. Ce qui maintient la femme dans une situation de pauvreté criante et la rend encore vulnérable ». 

C’est dans ce  cadre que le PNUD a mis en place des mécanismes d’écoute et de prise en charge des femmes victimes des guerres à travers des Centres communautaires Pilotes Polyvalents (CCP). Ces centres sont des structures qui offrent des opportunités de réinsertion socio professionnelle aux bénéficiaires pour améliorer leur situation de précarité. 

Le PNUD assure aussi le renforcement des activités génératrices de revenus ainsi que l’allégement de la pénibilité des travaux domestiques et de transport par la traction bovine. Il favorise aussi et surtout l’accès au financement via des institutions de micro finance, des coopératives d’épargne et de crédit. 

Pour détendre l’assistance, Stéphane a rappelé la valeur de la femme chantée par l’artiste musicien Papa Wemba qui a déclaré que « l’éducation donnée par une mère est de loin supérieure à tous les diplômes qu’on peut amasser dans les grandes universités du monde ». Il a également fait référence au Chanteur Franco-Rwandais Corneille qui compare la femme à Dieu car selon lui, toutes les valeurs et qualités de Dieu, on les retrouve chez la femme. Stéphane  a invité l’assistance à déclamer le poème de Camara Lay «  femme noire, femme africaine » qui est un véritable hymne à la femme. Il a conclu que « les femmes sont belles et qu’elles apportent une lumière au bureau. Sans elles, le PNUD n’existerait pas ».

Le PNUD est engagé dans la protection et la prise en charge des victimes de violences sexuelles basées sur le Genre

Et pour terminer, Papy Bakamba, Associé au Pooled Fund a axé sa présentation sur l’expérience de l’UFH (mécanisme de financement créé par les bailleurs depuis 2006 pour couvrir les besoins humanitaires) en matière des violences sexuelles basées sur le Genre. De 2006 à 2013, ce mécanisme a financé 85 projets pour un coût total de plus de 28 millions de dollars américains. Il a permis la mise en place de 140 organisations communautaires qui ont développé des plans communautaires de protection des victimes des violences;  la prise en charge médicale de 26.359 victimes de violence sexuelles, la prise en charge psychologique de 39.072 victimes de violences sexuelles et  la réintégration sociale et économique de 13.843 victimes de violences sexuelles. Ce tableau a été dressé pour montrer l’importance des interventions du PNUD pour aider la femme congolaise à sortir de sa situation de précarité pour évoluer vers une situation où elle est maîtresse de sa destinée. Il est reconnu que le travail du PNUD doit être encouragé à sa juste valeur car il apporte sourire et espoir à des milliers des femmes souvent confrontées à la misère et la pauvreté. 

Les staffs féminins des agences sœurs à savoir OCHA, ONUFEMME, ONU-HABITAT se sont joints à leurs collègues du PNUD pour célébrer cette journée mémorable pour tous ceux qui croient à un avenir meilleur pour la femme en général et la Congolaise  en particulier. Pour lier l’utile à l’agréable, la cérémonie commémorative s’est clôturée au tour d’un buffet composé de mets congolais et d’autres nationalités présentes au PNUD/RDC. Le tout  au rythme de la rumba dans un climat de partage et collaboration mutuelle entre les staffs féminins et masculins du PNUD.

Clarisse Museme

Le PNUD en RDC, c'est 415 staffs dont 101 femmes (Mars 2014)

Type de contrat

Homme

Femme

Total
FTA
(Fixed Term Appointment)

64

27

91

ITN
(Intrernational)

0

1

1

PA
(Permanent Appointment)

7

10

17

SC
(Service Contract)

224

53

277

VNU
(UN Volunteers)

15

9

24

TA
(Temporary Appointment)

4

1

5

Total

314

101

415