Renforcer la réponse de la police congolaise face aux violences sexuelles

30 oct. 2013

imageUn agent de la Police Spéciale de Protection de l'Enfant et de la Femme à Goma (Nord Kivu). Crédit: Benoît Almeras-Martino / PNUD, 2013.

Mercredi 30 octobre 2013, le Programme des Nations Unies pour le Développement a remis dix motos à la Police Spéciale de Protection de l’Enfant et de la Femme, dans le cadre de son projet de « Renforcement de l’Accès des Femmes à la Justice ».

La cérémonie officielle s’est déroulée au camp de la Police Nationale Congolaise (PNC) à Goma, devant l’ensemble des corps de la PNC et des partenaires de la PSPEF, ainsi que le Vice-Gouverneur de la Province du Nord, Feller Lutahichirwa.

Selon le général Awachango Umiya, commandant de la PNC pour la province du Nord Kivu, ce matériel doit permettre aux forces de l’ordre d’« enquêter plus rapidement pour poursuivre les auteurs de crimes odieux faits aux femmes ».

Pour Cornelia Schneider, coordinatrice du programme « Renforcement de l’Accès des Femmes à la Justice », ces véhicules « rendent la réponse aux violences faites aux femmes et aux enfants plus efficace et complètent les activités de formation et de renforcement des capacités » initiées par le PNUD au profit de la Police Spéciale de Protection de l’Enfant et de la Femme.

Béatrice Makito Malongo, qui fait partie de la PSPEF depuis 2010, a la conviction que les motos vont « faciliter l’exécution de notre mission : elles vont nous permettre plus de mobilité pour enquêter et recueillir des informations. »

Le don de ces motos a été rendu possible par la contribution du gouvernement du Royaume de Suède, partenaires du projet de « Renforcement de l’Accès des Femmes à la Justice ».

En plus de la livraison de ces véhicules, le projet a permis la constitution de nouvelles unités de la PSPEF spécialisées dans la lutte contre les violences sexuelles dans les territoires de Béni, Butembo et Lubero.

Le PNUD a notamment contribué à leur opérationnalisation (construction et équipement de trois bâtiments abritant les unités) et à la formation de vingt officiers de police judiciaire et enquêteurs affectés à ces unités.