Le point sur le processus NAMAS en RDC

11 juil. 2013

Les NAMAs font partie des mesures concrètes prises à la conférences des parties à Cancun comme catalyseur des nouveaux paradigmes de développement qui consistent à allier le développement économique avec l’impérieuse nécessité de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

En 2011, l’Union Européenne et le PNUD se sont mis ensemble pour développer le programme de renforcement des capacités sur les faibles émissions (LECB). Très rapidement, ce programme a reçu le soutien de nombreux autres bailleurs dont les principaux sont : l’Allemagne (BMU), l’Australie (AusAID) qui ont fourni plus de 40 millions USD. L’initiative s’étend aussi à l’échelle et comprend aujourd’hui plus de 25 pays à travers le monde dont la RDC.

La RDC a lancé son programme LECB en aout 2012. D’une durée de 36 mois, ce programme est exécuté sous le leadership du Ministère de l’environnement, conservation de la nature et tourisme (MECNT).

               Il a pour objectif d’aider le pays à construire, par lui-même, sa stratégie nationale de développement sobre en carbone et à se préparer à sa mise en œuvre prochaine. Les objectifs visés sont de trois ordres : aider le pays à : i) construire des systèmes solides de préparation des inventaires d’émission au niveau national, ii) formuler des Mesures d’Atténuation Appropriées à l’échelle Nationale (dont le sigle en anglais est NAMAs) pour les secteurs de l’Energie et de l’Agriculture et de lancer les bases d’une stratégie globale sobre en carbone, iii) mettre en place des systèmes MRV.  Le projet est appelé à fonctionner en étroite collaboration avec les initiatives similaires en cours au niveau du pays, notamment le programme REDD+, l’élaboration de la troisième communication nationale ainsi du plan national climat. Le succès du projet repose donc sur un montage institutionnel qui soit à même de faciliter ce dialogue. Et au-delà des programmes, avec les secteurs vitaux de l’économie nationale ainsi que l’ensemble des partenaires et acteur de développement.

Les jalons de ce cadre de dialogue viennent d’être lancés avec la tenue d’un atelier national d’information sur le processus NAMAs en RDC, réunion tenue en mai 2013 et qui  a permis :

  • de mettre en place les groupes techniques de travail (GTT) « Agriculture » et « Energie » tels que visés par le document de projet (il est prévu que ces groupes se muent plus tard en cellules du développement durable « CDD » au sein des  ministères respectifs qui en ont mandat) ;
  • d’amorcer la réflexion le type de montage institutionnel à mettre en place pour favoriser le dialogue de politique intersectoriel ainsi que la formulation et la mise en œuvre des programmes pertinents répondant à la vision du développement du pays.

Le PNUD vient d’initier une mission internationale d’appui au Ministère de l’Environnement, conservation de la Nature et Tourisme (MECNT) de la RDC sous le leadership du quel est piloté le processus NAMAs en RDC. A la suite d’un processus consultatif sur l’ensemble des parties, la mission vient de déboucher sur une série de recommandations dont les principales portent sur :

  1. Comment améliorer le système national d’inventaire des GES ;
  2. Comment faire évoluer les 44 idées NAMAs vers la formulation des NAMAs bancables dans les deux secteurs visés (et capitaliser sur l’ensemble d’efforts engagés par ailleurs)

Pour chacune de ces recommandations, une série d’actions sont recommandées et présentées sous forme d’une feuille de route (dont le calendrier s’étend jusqu’en 2015).

C’est au MECNT que revient le leadership sur l’élaboration d’une stratégie nationale de développement sobre en carbone (LEDS). Ce document est donc un outil de travail pour le MECNT.