Les acacias ont changé ma vie

Souder une communauté en plantant des arbres

Lutter contre la coupe sauvage et planter des arbres comme coupe-vent permettent de lutter contre le changement climatique et de redonner vie aux communautés. 

Depuis 2011, les efforts soutenus pour reboiser la périphérie dégradée du lac Tumba à Bikoro, dans la province de l’Équateur, commencent à porter les fruits. La cité se reverdit grâce l’action conjuguée de la population locale, de l’ONG Groupe d’Action pour Sauveur l’Homme et son Environnement (GASHE) ainsi que du PNUD par le biais du Programme de petites subvention sur financement du Fonds Mondial pour l’Environnement. GASHE a bénéficié de 46 543 dollars américains en quatre tranches pour exécuter ce projet. Les jeunes plantes d’acacia et de leucena tiennent sur leurs racines. Le choix d’arbres a porté sur les essences à croissance rapide. À la paroisse Saint-Vincent de Paul de Bikoro et derrière le bureau de territoire de Bikoro, les arbres dépassent déjà les trois mètres de hauteur. Une petite forêt se reconstitue lentement. Les vents violents qui soufflaient du lac lors des intempéries et emportaient les toitures des maisons n’ont plus d’impact dévastateur sur les habitations. Là où la population impuissante voyait les effets de forces maléfiques venant du fond du lac, les arbres plantés sur la berge ont maîtrisé la furie des vents impétueux. Ils servent de coupe-vent.

"La population vivait, sans le savoir, les conséquences du changement climatique lié au déboisement des berges du lac. Mais elle ne comprenait pas que son mode vie avait des conséquences sur l’environnement et le dérèglement du climat. Il fallait donc impliquer la population pour trouver une solution durable", explique Julien Mathe, président du GASHE.    

Points clefs

  • 44 ha reboisés et 3450 arbres plantés
  • 46 543 USD : coût du projet
  • Le bailleur est Fonds mondial pour l’environnement

Dans le cadre du programme protection de l’environnement et du volet de lutte contre le changement climatique du PNUD, GASHE a mis en œuvre le projet de reforestation de la périphérie dégradée du lac Tumba par l’agroforesterie dans dix sites différents du territoire de Bikoro. 

GASHE a procédé à la reforestation de 44 hectares du lac Tumba; vulgariser l’utilisation de l’agroforesterie pour la sauvegarde des forêts, la gestion durable des arbres plantés par la sensibilisation sur les bonnes pratiques environnementale. GASHE a ainsi contribué à la  réduction de la pauvreté des 44 ménages dans les sites concernés par le projet. "Quarante-quatre ménages ont été bénéficiaires directs soit au total 220 personnes ont été impliquées directement dans les différents travaux en recevant environ 210 $ de prime par mois pendant 6 mois" ajoute Julien Mathe, président de GASHE. 

"Le reboisement de la périphérie du lac Tumba a permis de protéger ma maison des vents violents qui emportaient les toitures. Nous sommes en première ligne. Ma maison est maintenant protégée. Ces arbres m’ont également donné une solution pour laver les habits de ma famille. Les graines vertes des acacias ont les mêmes vertus que le savon. Je les broie et je les trempe avec les habits avant de les rincer le lendemain. Le résultat est excellent. La demande des plantules a explosé et j’ai une pépinière pour satisfaire la demande. Les acacias ont sauvé ma vie !", déclare Mme Amba Eyenga.  

Cette mère de famille affirme que sa vie a changé en s’alliant avec l’ONG Groupe d’Action pour Sauveur l’Homme et son Environnement pour reboiser les bords du lac Tumba à Bikoro. "Plusieurs ménages ne se sentaient pas concernés et ne comprenaient pas pourquoi il fallait planter les arbres. Maintenant, je comprends l’importance de l’arbre dans la vie de l’homme", confie Amba. 

Le projet de la reforestation de la périphérie dégradée du lac Tumba par l’agroforesterie a permis de planter 3450 arbres. Le long de la principale route qui borde le lac, des femmes choisissent de vendre à l’ombre des arbres. "Je n’ai pas assez de moyens pour acheter un parasoleil pour m’abriter. J’ai choisi l’ombre de cet arbre pour vendre", soutient maman Jeanne qui vend les fruits de la saison. 

Marc NGWANZA

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