Entreprendre un nouveau PARCOURS dans la lutte contre le VIH Sida

10 juin 2016

 Entreprendre un nouveau PARCOURS dans la lutte contre le VIH Sida Une groupe de femmes participe à une séance de sensibilisation sur le VIH Sida, communauté de Bideka, Sud Kivu. ©PNUD RDC / Aude Rossignol/ 2016

«L’approche PARCOURS a été mise en œuvre pour lutter contre le VIH Sida en mobilisant les communautés. Nous avons démarré cette activité dans la région de Walungu, au Sud Kivu, en 2011. Ce projet a été rendu possible avec le soutien du PNUD qui a apporté un financement et un appui à la logistique et aux formations. La zone de Walungu a été ciblée pour développer ce projet de prévention car elle connaît un taux assez élevé de VIH Sida, ce centre étant un lieu de passage, de commerce et un carrefour minier où transitent beaucoup de personnes d’horizons différents. Les autorités sanitaires se sont montrées très réceptives. Une enquête préalable a révélé que les jeunes de 14 à 22 ans sont le plus actifs sur le plan sexuel et par conséquent le plus exposé au VIH Sida.»

«Derrière le mot «PARCOURS», nous pouvons imaginer l’idée du mouvement, de la marche. L’approche se réfère à la communauté où il y a des jeunes, des vieux, des hommes et des femmes. Ceux-ci sont amenés à traverser une rivière pleine de crocodiles. Pour franchir le cours d’eau et échapper à la mort, tous les membres de la communauté doivent s’associer. Cette métaphore renvoie à la méthode PARCOURS qui vise le changement des habitudes et la remise en cause de nos connaissances sur le VIH Sida.»

«Dans le cadre de la mise en oeuvre de l’approche PARCOURS, nous demandons aux communautés partenaires de proposer 10 personnes à former pour la sensibilisation. Ces futurs formateurs doivent maîtriser la langue locale et le français. Ils doivent aussi avoir une bonne connaissance des codes culturels, de la gestuelle locale, les aspects de communication étant très importants. Et bien sûr avoir des notions sur le VIH - Sida. Les formateurs partagent leurs acquis à 12 autres personnes, appelées «pairs», qui eux mêmes sensibiliseront leur entourage. La transmission de savoir se passe donc par ricochets.»

«La mise en oeuvre de l’approche parcours dans une communauté s’articule autour de 18 séances. Ces séances sont à la fois tenues en petits groupes non mixtes (c’est à dire comprenant uniquement des hommes ou uniquement des femmes) et en sessions plénières avec toute la communauté. Le projet dure 4 mois et 2 semaines.

Travailler en petits groupes avec des personnes de même âge et de même sexe est très important pour permettre aux participants de se sentir en confiance et de libérer leur parole. Lors des plénières, les groupes de travail présentent ce qu’ils ont appris sous forme de sketches, de chansons, de pièces de théâtre... Et les membres de la communauté ont l’opportunité de poser des questions et de réagir. Les spécialistes du Programme National Multisectoriel de Lutte contre le Sida participent également au cycle de formations et accompagnent les communautés pour donner les compléments d’information nécessaires.»

«L’approche PARCOURS se base sur l’écoute et la participation de l’ensemble de la communauté, considérant que chaque personne est porteuse d’un savoir. Nous essayons de remettre en doute les mythes issus de la culture et construits autour du VIH, du préservatif, de la sexualité... L’objectif final est de stopper la propagation du VIH en sensibilisant les populations.»

«Dans la région de Walungu l’approche PARCOURS a permis de former près de 1000 personnes dans 7 communautés différentes. Des représentants des cultes catholique, musulman et protestant ont participé aux formations et continuent à diffuser les messages lié à la prévention Sida dans leurs lieux de culte. Lorsque l’approche a été partagée dans les communautés et que le projet se clôture, le projet est pérennisé par la communauté et l’organisation qui a été créée par les formateurs et leurs pairs.»

«Au terme du projet dans la région de Walungu, les résultats suivants ont été enregistrés: hausse du taux de dépistage, diminution des grossesses en milieu scolaire, les communautés font la distinction entre le le VIH et la sorcellerie.»

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