6 Préserver l’environnement

Où en sommes-nous ?

  Un pêcheur sur le Lac Tumba (Bandundu).
Un pêcheur sur le Lac Tumba (Bandundu). Crédit: Gwenn Dubourthoumieu, PNUD, 2011.

Cible pas encore atteinte mais des progrès substantiels en cours

En RDC, le taux de couverture forestière qui était de 55% en 1990 ne représentait plus que 52% en 2000, et en 2006 il a été estimé à 44,62%. La pression sur l’environnement est plus élevée dans les zones urbaines. En effet, près de 47% de la population congolaise sont concentrés sur seulement 10% du territoire. Autour de ces agglomérations, les forêts disparaissent rapidement. A Kinshasa par exemple, les forêts ont littéralement disparu dans un rayon de 150 km.

Malgré ses richesses en eau douce, l’accès à l’eau potable est faible en RDC et il apparaît que seulement 22% de la population en 2004, soit à peu près 11,5 millions d’habitants avaient accès à l’eau potable. En 2005, l’enquête 1-2-3 a estimé à 27,2 % la proportion de la population ayant accès à l’eau potable. Il convient de relever que depuis 1990, le taux qui était alors de 37% n’a que peu progressé, et les ressources financières limitées ne laissent pas envisager une amélioration de la situation.

L’accès au logement est un problème majeur en RDC. Toutefois, l’intensité du problème varie d’un milieu à un autre. Par ailleurs, en milieu rural, presque 90% de la population sont des propriétaires. Le problème se situe donc beaucoup plus au niveau de la qualité des logements construits qui ne répondent pas aux normes de construction et du respect des droits humains. Par ailleurs, le système d’assainissement reste dérisoire puisque seuls 22.7% (Enquête 1-2-3, 2005) des ménages congolais utilisent des toilettes hygiéniques (avec chasse d’eau ou aménagée).

Proportion de la population ayant accès de façon durable à une source d’eau meilleure

Line Chart

1.44 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources naturelles
    • La déforestation montre des signes de ralentissement, mais le taux en reste dangereusement élevé.
    • Il est urgent de réagir de façon décisive au problème du changement climatique.
    • Le succès inégalé du Protocole de Montréal montre que des mesures contre le changement climatique sont à notre portée.
  2. Réduire l’appauvrissement de la diversité biologique et en ramener le taux à un niveau sensiblement plus bas d’ici à 2010
    • Le monde n’a pas pu atteindre la cible de 2010 pour la préservation de la biodiversité, ce qui pourrait avoir de graves conséquences.
    • Des habitats essentiels pour les espèces en voie de disparition ne sont pas suffisamment protégés.
    • Le nombre d’espèces en voie de disparition augmente chaque jour, surtout dans les pays en développement.
    • La surexploitation des pêcheries mondiales s’est stabilisée, mais d’énormes défis demeurent pour garantir leur viabilité.
  3. Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base
    • Au niveau mondial, on est sur la bonne voie pour atteindre la cible concernant l’eau potable, bien qu’il reste beaucoup à faire dans certaines régions.
    • Des mesures accélérées et ciblées sont nécessaires pour amener l’eau potable dans tous les foyers ruraux.
    • L’approvisionnement en eau salubre reste un défi dans beaucoup d’endroits du monde.
    • La moitié de la population des régions en développement ne bénéfi ciant d’aucun assainissement, la cible de 2015 semble hors de portée.
    • Les disparités entre zones urbaines et rurales restent inquiétantes en ce qui concerne la couverture de l’assainissement.
    • Les pauvres sont les laissés-pour-compte des améliorations dans le domaine de l’assainissement.
  4. Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis
    • Même si elle est considérable, l’amélioration des taudis perd du terrain face au nombre croissant de pauvres dans les villes.
    • La prévalence des taudis reste élevée en Afrique subsaharienne et elle augmente dans les pays affectés par un conflit.