6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous?

Une laborantine tient un tube à essai
Les équipes du laboratoire de la clinique Ngaliema de Kinshasa effectuent des tests de dépistage du VIH/sida. Crédit: Gwenn Dubourthoumieu, PNUD, 2011.

Cible pas encore atteinte mais des progrès substantiels en cours

La prévalence du VIH/sida mesurée auprès des femmes enceintes en CPN est estimée à 4,3%. Cette prévalence est pratiquement uniforme qu’il s’agisse du milieu rural ou du milieu urbain. Il est également observé un rajeunissement et une féminisation de la maladie. Le sexe ratio femme / homme VIH est passé de 1,11 en 1990 à 1,25 en 2005. Les données partielles disponibles montrent qu’à l’Est, les taux de prévalence sont beaucoup plus élevés en comparaison avec les provinces de l’Ouest. Le recours systématique aux violences sexuelles par les combattants dans les zones de conflits a contribué à la propagation de l’épidémie. Par ailleurs, on note une amélioration de la connaissance des modes de transmission du VIH/SIDA puisque entre 2001 et 2007, le rapport est passé d’une femme sur 10 à une femme sur 7.

En RDC, le paludisme demeure l’endémie majeure et la première cause de morbidité avec près de 10 épisodes par an et par enfant alors que le niveau d’endémicité est de 3 épisodes par an par personne. On estime entre 150.000 et 250.000, le nombre d’enfants de moins de 5 ans qui meurent chaque année du paludisme. Ladite maladie compte également parmi les trois premières causes de mortalité dans les groupes les plus vulnérables, celui des enfants de moins de 5 ans et l’autre des femmes enceintes. L’EDS a estimé à 31% la prévalence de la fièvre chez les enfants de moins de 5 ans.

Taux de prévalence du VIH/sida et connaissance du mode de transmission par les femmes de 15 à 49 ans (%)

Line Chart

1.19 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.