6 Réduire l’extrême pauvreté et la faim

Où en sommes-nous ?

Une femme bénéficiaire d'une activé génératrice de revenu
Une femme bénéficiaire d'une activé génératrice de revenu. Crédit: PNUD -RDC

Cible pas encore atteinte mais des progrès substantiels en cours

La majorité de la population congolaise est pauvre et cette pauvreté présente plusieurs facettes à savoir : faible revenu, insatisfaction des besoins alimentaires, incapacité d’accéder aux soins de santé et à la scolarisation, incapacité de se loger décemment, etc. Dans l’ensemble, l’incidence de la pauvreté est de 71,3% et la consommation des plus pauvres représente à peine 7,8% de la consommation nationale.

En RDC, de nombreux jeunes à la recherche d’emploi n’en trouvent pas et d’après une étude sur le chômage en RDC (l’enquête 1-2-3 ; 2005), les jeunes de 15-24 ans vivant en milieu urbain sont plus touchés par le chômage. Leur taux de chômage (32,23%) est largement supérieur à la moyenne nationale (17,8%).

La situation alimentaire des Congolais en général est restée précaire, l’apport en calories entre 1990 et 2001 ayant fortement baissé. La proportion de la population n’atteignant pas le niveau minimal d’apport calorique est passée de 31 à 73% en 2001. Après 2001, la situation ne s’est pas améliorée. Le régime alimentaire des Congolais est essentiellement végétarien, une grande proportion de calories provient des céréales, des tubercules, de l’huile de palme et de légumineuses. La consommation de viande et de poisson est d’un très faible apport calorique. La plupart des ménages ont un seul repas par jour. Aussi, 44% de ménages ne disposent pas de réserves alimentaires, et cette proportion est de 56% dans les centres urbains.

Nos histoires

1.33 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar par jour
    • La crise économique mondiale a entraîné un ralentissement des progrès, mais le monde reste en passe d’atteindre la cible relative à la réduction de la pauvreté.
    • Avant la crise, la pauvreté avait diminué en gravité dans presque toutes les régions.
  2. Assurer le plein-emploi et la possibilité pour chacun, y compris les femmes et les jeunes, de trouver un travail décent et productif
    • La détérioration du marché du travail, déclenchée par la crise économique, a entraîné une baisse brutale de l’emploi.
    • Avec la perte d’emplois, un nombre croissant de travailleurs est obligé d’accepter des emplois précaires.
    • Depuis la crise économique, un nombre croissant de travailleurs se retrouvent dans une pauvreté extrême avec leurs familles.
  3. Réduire de moitié, entre 1990 et 2015, la proportion de la population qui souffre de la faim
    • La faim est peut-être remontée en flèche en 2009, l’une des terribles conséquences des crises alimentaire et financière mondiales.
    • Les progrès en vue d’éradiquer la faim patinent dans la plupart des régions.
    • En dépit de certains progrès, un enfant sur quatre souffre encore d’insuffisance pondérale dans le monde en développement.
    • Les enfants des zones rurales ont deux fois plus de chances de souffrir d’insuffi sance pondérale.
    • Dans certaines régions, la prévalence des enfants souffrant d’insuffisance pondérale est nettement plus élevée chez les pauvres.
    • Plus de 42 millions de personnes ont été déracinées par les conflits ou les persécutions.