• 48.7

    Espérance de vie à la naissance (en années)

  • 17%

    Taux de Mortalité infantile (pour 100 naissances)

  • 54%

    Taux brut d'enrôlement scolaire (filles / garçons)

  • 66.8%

    Taux d'alphabétisation (15 ans et +)

  • 18%

    Taux de pénétration de la téléphonie mobile

  • 55%

    Forêt tropicale (la séconde après le Brésil)

  • 210

    Réserve forestière (en millions d’hectares), soit 48% des forêts humides du continent africain et 3% des forêts du monde

  • 4700

    Fleuves Congo (Km), 5ème du monde en longueur après le Nil, l’Amazonie, le Mississipi et le Yang-Tsé. Mais second après l’Amazone pour son débit.

  • 25

    Réseau fluvial et lacustre (milliers de km)

  • 140

    Routes ( milliers de km)

  • 175

    Infrastructures (aérodrome, dont 5 aéroports internationaux)

A propos de la RDC

Introduction

Des femmes suivent un cours d'alphabétisation au Nord Kivu.
Des femmes suivent un cours d'alphabétisation au Nord Kivu. Crédit: Joseph Moura - PNUD 2012

La République Démocratique du Congo est située en Afrique Centrale et à cheval sur l’Équateur. Elle est le deuxième pays le plus grand en Afrique avec une  superficie estimée à 2.345.000 km².
La RDC est subdivisée sur le plan politico-administratif en 11 provinces et en comptera prochainement 26 aux termes de la Constitution de 2006, qui a instauré la décentralisation comme mode de gestion politico-administratif du pays dans le but d’accélérer son développement. La RDC est un pays post conflit en proie à la persistance de poches d’insécurité entretenues depuis plus de dix ans dans sa partie orientale par des groupes armés. 
A ce jour, le développement de la RDC est caractérisé par le contraste entre les richesses naturelles potentielles dont elle regorge (agricoles, minières et énergétiques) et la pauvreté de la grande majorité de la population. Dans son rapport mondial de 2013 sur le Développement Humain, le PNUD classe la RDC au 187ème rang sur 188 pays aux termes de l’Indice de Développement Humain (IDH : 0,304). Cette précarité sociale et les difficultés de la gouvernance politique ont exacerbé, au fil des années,  le chômage des jeunes.
Selon les estimations démographiques, en l’absence d’un recensement récent, la RDC compte une population évaluée à quelque 70 millions d’habitants dont la tranche jeune représente environ 70%. Un déséquilibre persistant existe entre la population rurale et la population urbaine en forte expansion qui représentent respectivement 60%  et 40%. La croissance démographique urbaine est en forte augmentation en raison de l’exode rural, ce qui a des  conséquences néfastes sur la production agro-pastorale et halieutique en milieu rural.

La forêt tropicale dense qui couvre environ 55% du territoire national de la RDC et son important  bassin hydrographique représentent un grand enjeu environnemental. Son produit intérieur brut (PIB) est en croissance annuelle positive depuis plus de dix ans.  Le taux de croissance du PIB a été de 7,2% en 2012 et devrait se situé à 8,2% en fin 2013. La croissance économique est tirée principalement par l'augmentation des prix des matières premières et les investissements d'infrastructure réalisés par le gouvernement. Grâce au resserrement de la politique monétaire et à la relative stabilité des indicateurs macroéconomiques, l’inflation dopé à plus de 53 % en 2009, est depuis retombé à moins de 3 % en 2012 (2,63 %). On estime qu’elle devrait s’établir à 0,73 % en fin 2013 contre 6,5 % ciblé en début d’année.

La volonté des Autorités congolaises d’opérer des réformes courageuses dans la gestion des affaires publiques et leur engagement dans différents processus du partenariat mondial, ont été des catalyseurs pertinents dans la voie des progrès enregistrés en RDC sur le plan macroéconomique qu’il faut poursuivre et rendre durables. Aussi, grâce à un programme rigoureux de réformes et de redressement économique mis en œuvre depuis 2001, la RDC a atteint son point d’achèvement de l’Initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (I-PPTE) et de l’Initiative pour l’Annulation de la Dette Multilatérale (IADM) en  juillet 2010 avec à la clé, l’effacement de près de 10 milliards de USA sa dette extérieure.

Histoire


Accédant à l’indépendance le 30 Juin 1960, l’Etat aux dimensions d’un sous-continent, quatre fois plus grand que la France et 80 fois plus que la Belgique, voit son destin compromis avec la crise politique qui éclate en 1961, à la suite de  l’assassinat du Premier Ministre Patrice Emery Lumumba. Les rebellions et l’incapacité institutionnelle à instaurer l’ordre dans le pays vont  fortement menacer l’unité nationale et justifier la prise du pouvoir par l’Armée en 1965, ouvrant ainsi la porte à une longue dictature.  Le vent de la démocratisation souffle en 1990.

Le pays tente l’expérience de la libéralisation politique, sans grands succès. En 1997, une rébellion parte de l’Est de la République sous la conduite de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) met fin au régime de Mobutu.

Laurent-Désiré Kabila prend le pouvoir. Ses anciens alliés se retournent contre lui en créant d’autres rébellions. Il est assassiné en 2001. Joseph Kabila lui succède en 2001 et s’engage dans les négociations avec les forces rebelles. Un accord est signé et un gouvernement de transition est mis en place.

En 2006, les élections pluralistes inaugurent le début d’une ère démocratique en RDC qui reste cependant confrontée à une insécurité chronique dans sa partie Est, causée par la présence de divers groupes armés nationaux et étrangers. Le pays ressent encore fortement aujourd’hui les séquelles d’une longue période de gestion économique et politique malsaine, suivie d’une décennie de conflits armés qui ont coûté la vie à probablement plus de 5 millions d’habitants.

Défis



Le Rapport, préparé sous la supervision du Bureau du PNUD en RDC, vise à relancer le débat sur le développement durable du pays en apportant des tentatives de réponses aux préoccupations majeures suivantes:

       - Le rôle de la croissance économique dans la réduction de la pauvreté ;
       - La contribution des secteurs productifs au PIB ;
       - L’impact des réformes institutionnelles, structurelles, conjoncturelles et        
         sectorielles sur la réduction de la pauvreté ;
       - L’ampleur de l’accompagnement des secteurs liés aux Objectifs du millénaire de
        développement (OMD) par le Gouvernement en 2011 et 2012 ;
       - La contribution du commerce international au développement (analyse de la
         structure du commerce extérieur des biens et services) ;
       - L’apport des Partenaires techniques et financiers (PTF) au développement
         socioéconomique de la RDC en 2011 et 2012 ;
       - Le niveau d’intégration économique de la RDC aux marchés régionaux.

Il en ressort qu’à moyen terme, la mise en œuvre optimale du Programme d’Actions prioritaires renforcé et la poursuite des réformes institutionnelles impulseraient les secteurs porteurs de la croissance de manière à contribuer significativement  pour  atteindre l’objectif de 12% en 2015 contre 7,2% réalisé en 2012. La forte dépendance au financement extérieur constitue le risque majeur qui handicaperait le développement socioéconomique du pays. Les crises multiples extérieures (économiques, financières, énergétique, etc.) la baisse des cours de matières premières, cumulées aux problèmes politiques, sécuritaires et socioéconomiques internes sont autres contraintes au développement relevées.

Résultats

Un enfant apprend les mathématiques à Kinshasa.
Un enfant apprend les mathématiques à Kinshasa. Crédit: Gwenn Dubourthoumieu - PNUD 2011.


Le programme 2008-2012 faisait suite aux élections réussies de 2006, qui avaient suscité de fortes attentes dans les domaines de la réduction de la pauvreté et de la bonne gouvernance, les deux piliers du programme.

Dans le domaine de la gouvernance, le PNUD a :

    - Aidé la Commission électorale    nationale indépendante (CENI) à travers l’acquisition  de kits pour l’inscription des électeurs et la formation de 32 000 agents électoraux 
      assignés à la révision du fichier électoral (31 millions d’électeurs), le recrutement et
      la formation de 363 000 agents électoraux et le financement de 30 000
      observateurs nationaux, en vue de préparer les élections de 2011;

    - Contribué à l’élaboration des règlements régissant les comptes publics, à la
      réorganisation des structures et au développement des capacités de la Cour des
      comptes;

    - Participé à la formation et au recyclage de 3 527 policiers, à la mise en place de la       première unité de police scientifique dans le Nord-Kivu, au renforcement des   
      capacités de la police spéciale pour la protection des femmes et des enfants dans le
      Nord et le Sud-Kivu et à la création de centres d’aide judiciaire;

    - Facilité la mise en place d’infrastructures au profit de deux brigades des Forces  
      armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que des
      infrastructures nécessaires pour le casernement de 7 000 militaires et environ
     20 000 personnes dépendantes dans le Sud-Kivu et en Ituri.

Dans le domaine de la réduction de la pauvreté, des résultats importants ont été enregistrés, notamment :

    - Des contributions aux politiques de développement et de consolidation de la paix  
      par exemple, le DSCRP 2 et, en synergie avec la MONUSCO, le Programme de
      consolidation de la paix (PCP) pour l’ouest de la RDC;

    - La formulation d’une nouvelle loi sur la microfinance, actuellement en attente de
      promulgation;

    - Un meilleur accès aux services de base pour 30 000 dépendants
      d’ex-combattants et le désenclavement de 40 000 personnes dans le Sud- Kivu
      suite à l’ouverture de routes;

    - La création de revenus pour 2 600 victimes de violences sexuelles, sur des critères
      de genre;

    - Comme bénéficiaire principal du Fonds mondial de lutte contre le sida, la
      tuberculose et le paludisme, le dépistage de 208 000 personnes et l’administration
      de traitements antirétroviraux à plus de 40 000 personnes vivant avec le VIH/sida;

    - La formulation du Plan national préparatoire du programme ONU-REDD, qui a
      permis de mobiliser plus de 75 millions de dollars en 2010, permettant ainsi à la
      RDC de devenir l’un des neuf pays à bénéficier de la phase de « procédure
      accélérée » de la REDD.

Drapeau de la République démocratique du Congo
Carte du pays
Informations générales
Capitale
Kinshasa
Devise
Justice, Paix, Travail
Population
70 millions (estimation)
Superficie (en km carrés)
2 350 000
Province
11 : Bandundu, Bas-Congo, Equateur, Kasaï Occidental, Kasaï Oriental, Katanga, Maniema, Nord-Kivu, Province Orientale, Sud-Kivu et Kinshasa la capitale
Pays frontaliers
9 : République centrafricaine, Congo, Angola, Zambie, Tanzanie Rwanda, Burundi, Ouganda, Sud Soudan
Langue(s)
Français (officielle), Lingala, Tshiluba, Kikongo, Kiswahili
Indicateur de développement humain
0.304
Taux de pauvreté
71%
Revenu par habitant
319 USD

Sources: PNUD